dimanche 17 juillet 2016

Joan Didion, l'élégance de la gestuelle


Honte à moi, je n'ai jamais lu Joan Didion. Et oui, je l'ai connu comme la moitié des incultes fashionistas parce qu'elle posait pour la pub Céline. Oui ma culture s'arrête en effet là. N'empêche que j'avais été bouleversée par son élégance, dans cette dit-pub. Et j'avais creusé, m'achetant au passage son premier roman que je viens tout juste de ressortir pour le repos d'été. Il y a peu, je suis tombée sur un compte Instagram dédié, sorte de club des fans qui reprend les nombreuses photos de cette mi-muse mi-héros américaine née en 1934. Et là je n'ai pas pu m'arrêter. J'ai tout regardé, je suis repartie sur Pinterest, j'ai feuilleté des vieux livres, j'ai lu des articles : tout y est passé pour transcender cette élégance. Elle est de son temps tout en paraissant indémodable, la signature des incontournables de l'élégance. Lorsque j'ai mis les photos pour ce post j'ai été frappée par sa gestuelle : elle est constante. Ses mains sont l'outils de son élégance, elle les positionne avec justesse : on reconnaît sa parfaite maitrise de l'objectif et la nonchalance des gens que j'admire. Je continue de la regarder longuement, comme si elle allait soudain s'exprimer et me dire elle-même pourquoi je la trouve si fascinante. Est-ce son look naturel, ses habits, sa chevelure ? Non, je crois sincèrement que ce sont ses mains. Ses mains qui vont m'amener à ses livres. Franchise de ma nullitude mais au moins, la transe de l'élégance m'amène à la Culture. 

















lundi 20 juin 2016

Blog, je te laisse la vie sauve



L'écriture est un art, un devoir ou une passion que je n'intellectualise ni ne théorise. Je serais bien embêtée d'apprendre cela à qui que ce soit et même si je ne maîtrise pas grand chose, j'y prends un énorme plaisir. C'est fou mon rapport au plaisir et au désir, à l'instinct. Je devais vous en parler plus bas dans le dernier post, et je suis rentrée trop tard puis je n'ai pas eu envie. Je ne veux pas me forcer en écriture. Ce qui est très compliqué lorsqu'il s'agit d'un métier. Alors je laisse couler, j'attends parfois que la machine se mette en route. Je ne sais pas comment elle se déclenche, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai besoin d'être dans ma bulle, déconnectée, inspirée. Alors, là, j'écris sans m'arrêter, sans regarder ma dernière phrase, sans savoir ce qui suivra. Parfois l'envie arrive dans le métro, une idée que je tisse et au lieu de laisser cours à mes pensées, j'écris dans ma tête. J'entends le rythme et le son des phrases, la forme et les tournures des mots. A cet instant j'imagine toujours qu'un génie inventera un jour un appareil chargé d'écrire nos pensées lorsqu'on lui demandera, un peu ce qui existe pour dicter à l'oral son texte qui est alors retranscrit grâce à un robot en lettre sur un écran. Parfois je sors mon portable pour noter une idée mais je n'écris pas assez vite et mes pensées se perdent comme lorsqu'on essaie de rattraper son rêve un lendemain matin. C'est frustrant mais ça fait tellement partie de moi que ça me fait sourire désormais. J'ai eu des idées de sujets ainsi, des bouts de phrases, des questions pour mes camarades, des histoires qui m'ont durées plusieurs matins et que je déroulais à chaque trajet jusqu'au bureau. Parfois quelque chose me vient vers 19h et je ne pense plus qu'à rentrer pour me jeter sur mon ordinateur et écrire sans m'arrêter, écrire pour qui, écrire pour quoi, je dois avouer que je ne me pose pas la question, je dois coucher sur le papier des mots qui prennent sens à mes yeux. Souvent, j'arrive trop tard et rien ne me vient, je n'en ai plus envie, je suis déconcentrée ou je n'ai tout simplement plus le coeur à écrire. Toujours, lorsque j'y arrive, je relis ce pavé que je viens d'écrire en moins de 3minutes trente et je trouve ça brouillon et mauvais. Mais ce blog est un espace de liberté qui me fait du bien. J'ai bien pensé à l'arrêter; je n'arrive presque jamais à faire ce dont j'ai envie, publier comme j'aimerais, écrire tout ce que je voudrais vous montrer. Ca aussi c'est frustrant car les gens sont au rendez-vous lorsque j'écris souvent et avec régularité. Mais je me suis imaginée, la semaine dernière, l'avoir supprimé. Et alors, avoir cette envie irrépressible d'écrire. Sans but. Juste de trouver un espace pour le faire. Ca n'aurait pas de sens de garder ça pour soi. Ou alors ça aurait un sens, le même qui animait tous les amoureux de l'écriture avant l'invention d'Internet. Moi je me dis que évidemment peut-être que ça ne sert à personne, mais j'utilise les outils de ma génération. Je me sentirais bien seule d'écrire n'importe quoi dans un fichier texte que j'enregistrerai rien que pour moi. Et bien, si je n'avais pas ce blog, je ne pourrais pas le faire. C'est une raison qui a peu de sens et d'utilité pour lui laisser la vie sauve, mais c'est ma raison préférée.


mercredi 8 juin 2016

Suis ton instinct, ou pas ?


J'ai beaucoup aimé cette vidéo de Lisa Gachet et Mai Hua (deux de mes blogueuses préférées) pour Estée Lauder autour de l'intuition. Et donc j'ai très envie d'en parler également car elles lancent une jolie discussion. Et donc j'ai envie de rentrer tôt pour vous écrire. Et écrire. Et bosser aussi. Et je ne sais pas si j'aurais le temps. Des beco mes poulets.

lundi 6 juin 2016

Le restaurant Tsubame dans ma top list







Tsubame est un des premiers japonais aux prix raisonnables à s'être installé dans le 9e en proposant de la vraie nourriture japonaise (ce qui veut dire, pas de sushis merci). Nous y étions allés à son ouverture (fin 2013, lisez ma chronique), puis le midi pour leurs bentos délicieux et certains soirs en amoureux. On y a amené ma soeur, grande fan de japonais qui vit à La Réunion et on s'est vraiment régalé en goûtant à toutes sortes de mets. La carte de Tsubame change vraiment souvent, par exemple ce soir-là je n'avais goûté à rien auparavant (à part peut-être les edemame évidemment). Tartare, ceviche, bulot, panure, ramen, salade d'algues... tout est switché avec des sauces incroyables, des saveurs inconnus, du soja, du saké. C'est un paradis où j'adore aller (il est dans ma top list que je vous donnais ici). Parce que c'est si beau et si simple, même le serveur d'un certain âge a un look insensé dans son tablier Carhartt dont Patach' rêve. Un restaurant où on se sent bien et dont on a envie de partager notre amour avec notre famille et amis. Si vous êtes à Paris + aimez le japonais, notez cette adresse, elle est toujours aussi incroyable.



 Tsubame - 40 rue de Douai, Paris 9e

dimanche 5 juin 2016

Going to la pistoche


Parfois je lis les posts de blog avec un grand intérêt, souvent parce que c'est sincère et donc drôle ou bien touchant. Alors à force de reculer ce post que je voulais faire je me suis dit, pourquoi pas, après tout, on se dit tout. Parler de quoi ? De mon rapport au sport. Vous vous souvenez mon superbe post sur la fête des mamans et l'attention qu'il faut porter à son corps ? Et bien je ne vous ai pas tout tout dit en vrai. Parce que oui, on me l'apprend, oui je le sais, oui j'essaie d'y faire attention mais je ne fous pas grand chose c'est plus dur que prévu. 

Moi et le sport c'est... une belle histoire d'enfance. Un truc que j'adorais faire pour me défouler quand c'était programmé dans mon emploi du temps et que je n'avais pas franchement le choix pour ainsi dire. Quand j'y pense j'ai l'impression d'avoir eu une enfance à rallonge parce que j'ai quand même fait de la danse pendant 6 ans (!!!) passant par le classique, le jazz moderne et le hiphop (oui oui mega swag on me), j'étais tellement à fond que je faisais même les séminaires d'été et je me souviens avec émotion caler un grand écart sans mal à force d'entrainement. C'était beau cet esprit de compétition que je n'ai plus du tout. Avant ça, je faisais de la natation synchronisée, ce qui est original, complètement génial et sacrément bizarre quand on y pense. J'y ai gardé mon amour de la piscine et mon dégoût de la gélatine. J'étais super fière, par contre, de mon maillot cousu par ma maman qui comptait assez de strass pour partir en tournée avec Michael Jackson. J'en ai fait 4 ou 5 ans jusqu'à ce qu'on me propose de passer à 8 heures par semaine (on était déjà à 6) et là, l'amour du sport s'est évanoui dans mon premier élan procrastinateur adolescent. Parce que j'ai aussi fait du basket. (Oui oui swag again) Et là je pense pouvoir dire que j'étais bonne, j'adorais ça. Mais pour dire la vérité, j'avais 11 ans et je mettais déjà deux têtes à tout le monde donc évidemment avec mes grandes jambes qui étaient incroyablement minces à cette époque les paniers étaient une affaire qui roulait. Easy. J'ai même fait des séminaires et reçu une demande pour intégrer les espoirs de l'Hermine (club nantais). Quand je dis ça comme une preuve que j'étais une grande sportive, j'entends mes parents rirent. Alors peut-être certainement que je me mens à moi-même. Va savoir. Bref, j'ado-rais le sport quoi. J'ai même fait du golf, beaucoup plus cool pour le physique mais j'étais tout de même tous les samedi matin au practice et je faisais les concours. Tout de même, j'aimerais qu'on le note ! C'est vrai que quelqu'un qui me rencontrerait aujourd'hui, aurait sans doute un peu de mal à croire à cette formidable carrière avortée par les sorties, les amis, Paris. 

Il y a 6 ans, à mon arrivée à Paris, j'ai tenté de me (re-)mettre au sport. Nouvelle vie. Mais j'ai réussi à perdre 10 kilos avec un superbe régime à base de bières et d'apéros et de "je-me-réveille-à-15h donc je loupe le petit dej et le dej pour prendre... une bière le soir". Imparable. Un truc vraiment sain qui m'a dissuadé de perdre du temps faire du sport parce que je n'avais jamais été aussi mince. C'est incroyable non ? Qu'est ce qu'on peut être stupide en forçant un peu. Ah si. J'ai essayé une fois. Parce que je rêve de faire du Yoga. Non, en vrai, je rêve d'être ce genre de nana qui fait du yoga et qui, à 40ans, t'explique que ça lui a changé la vie, qu'elle a commencé à 25 ans et qu'aujourd'hui elle ne pourrait plus s'en passer. Comme tout sport, et je le sais, c'est quand tu pratiques un sport longtemps que cela devient agréable d'y revenir. Le sport devient alors un refuge et un besoin mais il faut vouloir s'y lancer et passer la première année à galérer (c'est comme ça que je le vois !). Donc j'ai payé un abonnement à 300 € pour des cours de yoga. Avec des copines. A 30 minutes de chez moi dans le 11e lorsque j'habitais dans le 10e. Je suis allée à deux cours. Je n'ai jamais récupéré mes sous. 

Depuis, j'ai tellement peur de ma flemme et de ma volonté qui "ne touche pas le fond mais creuse encore", que je suis incapable de m'inscrire à quoique ce soit. Même la carte de piscine à 10 € m'effraie. Je préfère payer 2 € à chacune de mes visites tellement je ne veux pas m'engager et reperdre des sous (mais en fait, comme j'y vais souvent et que je n'ai pas de carte, je perds quand même des sous. C'est complètement con mais que veux-tu, je rétablis la confiance en moi et ma volonté tout doucement). J'ai pensé vingt fois à aller dans une salle de sport, j'ai même couru parfois avec Patach, j'ai pensé prendre un vélo... Je n'ai rien fait quoi. Mais j'adore la piscine, ce sport que je peux faire entre midi et deux, nager une heure et rentrer. Je me vide l'esprit et je me défoule. Certes. Je pue le chlore, je me prends les pieds des gens qui n'avancent pas et j'ai toujours à peu près mille raisons pour ne pas y aller :
- j'ai une soirée ce soir et je ne veux pas puer
- j'ai un apéro ce soir et je ne veux pas que mes cheveux sèchent naturellement
- c'est l'hiver (cette excuse peut, à Paris, être utilisé 8 mois)
- je me suis lavée les cheveux ce matin
- j'ai oublié ma brosse
- j'ai oublié mon bonnet
- il y a les croque-monsieurs à la cantine
- il y a du couscous à la cantine
- je ne rentre pas chez moi ce soir et je ne veux pas trimballer mon sac de piscine avec ma serviette qui pue
- je ne l'ai dit à personne alors personne ne saura que je n'y vais pas
- je suis arrivée tard ce matin et je dois travailler ce midi ou ne pas perdre de temps
- parfois, à court d'idées, j'ai un peu la flemme

Lundi je devais m'y mettre deux fois par semaine. Mais j'ai calé des dej tous les midis. Alors ce sera la semaine d'après. Promis. Juré.

ou pas

samedi 4 juin 2016

J'y suis : au Festival Yeah


Bonheur, bonheur, bonheur, ce WE nous sommes au festival Yeah et j'adore ça. Vous ne vous souvenez pas de ce festival à la bonne franquette ?
Relisez mes commentaires, critiques et posts qui n'ont aucune objectivité tellement j'aime toujours ce moment.

En 2014, c'était le festival le plus cool.
En 2015, le festival de ma vie.


Au-cune objectivité. Je me demande avec quel titre je rentrerai lundi...



La robe tricot esprit Missoni chez Zara


Je ne sais pas pourquoi mais dans ma wishlist de basiques il y a (avec une veste Chanel, une bague Pomellato, le sac Coppola pour LV, bref) une "knit" robe de Missoni. Et comme la fast fashion copie à peu près tout dans un délai délirant, je m'étonnais de ne jamais en voir chez personne. Pas que je recommande la copie. D'ailleurs quand j'ai vu les nouvelles chaussures de cet hiver chez Jonak qui copie sans vergogne les Gucci, ça ne me plaît pas du tout. Pourquoi un bureau de designers chez Gucci devrait innover et pas chez Jonak ? C'est complètement débile et naze. Mais Zara c'est donc mis à la robe tricotée en une sorte de lurex, revival des années 70 super tendance. Et j'adore j'adore j'adore beaucoup trop ces images. Ce sera peut-être un peu trop près du corps pour ma morpho, mais il faut absolument que j'aille les essayer dans une boutique. Vous aimez vous ?




vendredi 3 juin 2016

Un safari en Afrique du Sud


















Pour commencer il faut que vous sachiez que les animaux et moi, ça ne marche pas. J'ai bien conscience de passer pour une horrible personne à la limite, une sociopathe sans sentiment. Parce que ce sont "les meilleurs amis des hommes" et patati et patata. Moi mes amis sont des humains qui peuvent me répondre et me parler et que je peux comprendre. Donc lorsqu'on a décidé de partir au Cap, on a forcément parlé d'un safari. Ca bottait drôlement Patach alors que moi... ça me laissait de marbre. Quand on était dans nos recherches de safari, j'ai certes vu des propositions magnifiques et incroyables. A tel point que je ne savais pas trop ce qu'on allait faire. Le choix est insensé... Et le choix luxueux est incroyable ! 

On appel ça des lodges et il en existe des somptueux, surtout dans la région du parc Kruger, connu pour son parc naturel idéal pour voir les fameux "Big 5", les animaux sauvages les plus somptueux. Bref, je regardais des choses sublimes sans jamais franchement m'intéresser à ce que j'allais voir. La seule chose que je voulais éviter et donc ne pas faire, en bonne fan de docu Arte, c'était d'aller dans un safari avec des animaux drogués qui se faisaient tuer par de riches chasseurs. Je n'ai pas beaucoup de conscience animale, ne suis pas franchement à fond derrière Brigitte Bardot mais si on pouvait éviter de donner de l'argent à ces types-là, ça me convenait bien mieux. 

On a donc joué cette carte à fond (en plus d'avoir l'obligation d'être à quelques heures (4h max) du Cap et non pas à 10h à l'autre bout de l'Afrique du Sud, donc impossible d'aller au parc Kruger) et choisi le Safari Inverdoorn. Une réserve où le lien entre employés et animaux est incroyable... C'est peut-être le cas partout mais ça m'a franchement marqué. Il y a un respect infini entre les deux. Il n'y a qu'un départ par jour de deux voitures, ce qui est peu. Pendant 4 heures, nous avons tourné dans cette immense réserve protégée. On a même vu les lions, quelle chance. Des lions mis de côté car sortis d'une réserve où on les maltraitait et on leur donnait à manger, les privant de la chasse. On les faisait juste grossir pour les faire grandir le plus rapidement et les envoyer se faire tuer, étant drogués pour un chasseur se croyant puissant. N'ayant jamais pu chasser et étant dénués de leur instinct primaire, les deux lions sont séparés des autres animaux et il nous a fallu la détermination de notre guide pour trouver où ils se cachaient. Bref, j'ai beaucoup appris, j'ai adoré voir tous ces incroyables animaux, j'ai été soufflé par les guépards et les girafes. J'ai trouvé que le zèbre était magnifique. J'avais 4 ans et je regardais Babar ou un bouquin sur les animaux d'Afrique. C'était fou et grandiose. Comme quoi...