mardi 19 juin 2012

Saint Michel - I Love Japan






 Commençons par les comparatifs donnés à la volé sur toute la blogosphère qui, bien que réducteurs et foireux, s’appliquent à merveille : Versailles, vivier d’une production musicale plus qu’élégante mais carrément royale (des raccourcis de ce genre... pas faux mais qui font sourire), après Phoenix, Daft Punk, Air ou Paradis (mes chouchous) la ville nous livre une pépite : Saint Michel. Le duo a sortit son EP I Love Japan il y a quelques semaines : 5 chansons d’une justesse toute française. 





J’ai beau cherché comme toujours, ce genre de duo plus-chic-tu-meurs, reste très mystérieux, normal on est français ou on ne l’est pas. 
Résultat : Philippe a 28 ans et Emile en a 19ans, ils se rencontrent dans leur premier groupe Milestone mais c’est leur projet Saint Michel qui fait tilter leur producteur. Les voilà propulsé en studio avec Alex Gopher, rien que ça, pour semble-t-il lancer la machine à rêve : du son très versaillais (si on s’en tient au groupe cité plus haut - Wastin’Tastin’ puise ses influences chez Daft Punk indéniablement), pop, un brin radiohead, apaisant «avec une touche sentimentale» rajoute Philippe. Ca sent bon Kitsuné, Colette, Paradis, on reste dans un Paris rive-gauche vintage, rêveur mais coloré, en résumé mélancolique sans tomber dans la déprime. I Love Japan c’est le brin de jouvence de l’électro sentimentale (comment se décoller de Katherine...) , un air frais rappelant les très-souvent-cité MGMT. Rajoutez à tout ce paradigme musical une voix particulière, reconnaissable et gracile et vous obtenez mon coup de coeur.



 


La Versailles touch frappe encore, en fermant les yeux sur Crooner’s Eyes, facile de s’imaginer dans un film de Coppola : les codes sont bien là, judicieusement repris. Noël Faded nous ramène illico chez Phoenix... la pop française renaît dans une frêle élégance raffinée. Nul doute que Saint Michel s’installe en petit frère versaillais qui préfère la tranquillité royale à la révolution, sans en oublier la renaissance.


 


De plus, les gâteaux Saint Michel c’est un peu mon pêché mignon, Saint Michel (île) me fait craquer par sa poésie, rajoutons la musique au nom si français (et donc pratiquemment exportable pour faire chavirer les asiat’ ou amerloques // Philippe dans son interview pour le Bonbon n’a peur de rien «Et l’histoire de Saint Michel nous plaît : c’est l’histoire du mec qui a terrassé le dragon, ça a de la gueule ! Et puis il fallait que ça sonne français pour conquérir le reste du monde.») et me voilà conquise par un groupe qui a du style, du talent, du potentiel et le cadre parfait pour justement, conquérir le reste du monde.



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