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samedi 10 mai 2014

Lecture du samedi : mon interview d'Erwan Bouroullec

Pour ce long WE je ne suis malheureusement pas là ET je n'ai pas internet donc je suis plutôt légère niveau contenu. Pour relier le pro et le loisir, prenez du temps et lisez mon interview réalisé pour le site déco ELLE Maison d'Erwan Bouroullec à l'occasion de la sortie de nouveaux modèles du Ploum chez Ligne Roset, l'occasion également de découvrir leur nouveau showroom rue Réaumur ! Bref beaucoup trop de raisons pour louper cette lecture informative et sympathique. Et si vous ne connaissez pas les Bouroullec, certes honte à vous, mais vous savez que je ne vous juge pas, alors, allez donc découvrir la moitié des frères qui s'est livré, coupe de champagne à la main, à une discussion jugée exaltante >> ICI

Bonne lecture -

le Ploum

les frères Bouroullec, Ronan à gauche et Erwan à droite



lundi 24 mars 2014

Découvrez l'appartement de Sarah Jessica Parker !


Oui ok avec cette vidéo vous verrez Sarah Jessica Parker chez elle à NYC, vous verrez son intérieur et son joli minois. Mais vous verrez également un type d'interview qui me plait énormément ! 73 questions posés en un minimum de temps sans interruption... J'ai adoré la forme et je vous voulais vous la montrer.

mercredi 4 septembre 2013

AM - ARCTIC MONKEYS


L'avantage quand on est folle amoureuse de Phoenix et Arctic Monkeys (et Bob Dylan : mes trois amants), c'est qu'on a la certitude de faire un roulement chaque année. Chaque année chacun sort son album et je peux "play on repeat" pendant un an sur l'album de l'un ou de l'autre. L'année Phoenix vient de s'achever avec des vagues d'émotions à La Cigale et à Rock en Seine et voilà qu'AM pointe son nez. C'est assez fou ce que j'aime ces deux groupes depuis leur création (ok j'en suis pas peu fière de ce petit point "depuis leur toute première création/premier album") : leurs groupes, leurs noms, leurs musiques, leurs évolutions (j'avoue avoir bien miser... vu leurs deux évolutions), leurs concerts, leurs univers!

 
Ca parle yoga à LA et les textes écrits dans un état ébriété, c'est Arctic Monkeys pour NME-

 Arctic Monkeys avait dévoilé deux trois musiques de son nouvel album AM, j'avais déjà acheté ma place de concert au Zénith à Paris et voilà qu'en ce petit matin ensoleillé je vois ce lien vers l'amooour. Je m'explique : un lien vers l'écoute gratuite et en avant première de leur album entier sur Itunes! Oui oui oui. Donc à fond les ballons j'écoute en boucle! 5e album du groupe et tournant décisif vers... la suprématie incontestable. Ils sont très très bons. Et ça promet surtout des live incroyables! (je suis un peu nullasse de chez nullasse, je n'arrive pas à vous mettre le lien ici mais si vous êtes aussi fans que moi, tapez AM dans le Itunes Store et la page du streaming s'affichera : voilà LE LIEN (le saint Graal quoi) attention durée limitée et album en pré-commande!).

jeudi 2 mai 2013

Une contre histoire des internets

Encore un bon point pour ARTE qui décidément est un moteur à idées. Cette fois-ci la chaine documentaire franco-all s'attaque à la petite et grande histoire du Web. Avant la diffusion le 14 mai du documentaire, la chaîne a lancé un site collaboratif pour recueillir les témoignages des acteurs du web, un site qui marche très très bien et qui enchaine les anecdotes drôles, pointues ou complètement dingues. C'est certainement mon côté Geek qui m'attire dans ce sujet mais j'ai lu les témoignages, aveux, regardé les vidéos de ces génies qui font ou ont fait internet : ça me laisse baba, j'ai hâte de voir le docu et je devais vous en parler, ne serait-ce que pour les intéressés qui pourront cliquer sur le lien plus bas, s'ils n'en ont pas entendu parlé. C'est dit-


Exemple :







Le site





mercredi 3 avril 2013

Kering - l'interview de Garance Doré



Suis-je la seule à y voir un immense pas de la bloggeuse ? Un énorme coup de comm' de la part de PPR qui se fait une belle place dans la mode pour devenir Kering ? Je trouve ça très très très fort de leur part même si je ne doute pas qu'ils ont à leur côté les meilleurs consultants en communication. A part ça les 5 vidéos promettent d'être intéressantes et de révéler une part peu vue du milieu. Encore tout bon pour Garance Doré!


dimanche 31 mars 2013

Zdar parle de Phoenix chez Tsugi - hâte



Sur Tsugi on nous offre la bonne nouvelle cette semaine avec l'interview de Zdar, pour ceux qui l'ont loupé, c'est ci-dessous. HATE HATE HATE - C'est dimanche, j'aime vous faire plaisir, à votre lecture petits fans -



"""On ne change pas une équipe qui gagne. Le vieux cliché s’avère une nouvelle fois très efficace. En travaillant à nouveau avec Philippe Zdar, ce coup çi officiellement intronisé “producteur”, après le carton de leur précédent album, les Phoenix sont restés en terrain connu. Mais la “dream team” s’est réinventée en donnant à Bankrupt ! une tonalité futuriste qui se bonifie au fur et à mesure des écoutes. La marque des grands disques. Un nouveau cliché là encore plus que jamais d’actualité. Ce n’est pas Philippe Zdar qui nous contredira.

Comment ça se passe maintenant entre toi et Phoenix, c’est genre : ils t’appellent : “bon on a un album sur le feu, tu viens”?

Non, ce n’est pas automatique, mais depuis la fin de Wolfgang Amadeus Phoenix on a parlé entre nous de l’idée de se retrouver. Même si je ne savais pas si c’était une bonne idée parce que je crois que c’est très dur de retravailler ensemble après un gros succès. Mais ils m’ont dit qu’ils aimeraient bien qu’on continue, donc je leur ai répondu : “allons y et si on arrive à faire des chansons aussi bien ce sera super.”

Est ce que ton rôle a évolué ?

Oui car ils n’ont jamais eu de producteur auparavant. Ce rôle s’est décidé pendant la fabrication du disque. il y avait un truc de confiance, même si je n’en voulais pas vraiment de ce statut de “producteur”. Pour moi “produire” c’est un peu comme donner des conseils à un copain. Il y avait beaucoup moins de gêne que pour l’album précédent où j’avais un peu peur de dire certaines choses, là c’était entériné. On était conforté de voir aussi qu’on avait pris les bonnes décisions. Et quand les autres te portent une énorme confiance, tu prends un peu plus de place, tu deviens un peu une sorte de membre externe du groupe.

D’ailleurs ils m’ont dit que tu étais devenu le 5ème Phoenix…

C’est super s’ils disent ça parce que c’est aussi ce que je ressens. C’est vrai que mon implication était plus forte. Quand on a commencé à travailler, j’ai senti que c’était pour moi aussi une question de vie ou de mort.

Est ce que c’est toi qui a apporté cette touche électronique ?

Non, quand j’arrive sur le disque, les morceaux sont déjà écrits. On a écouté hier avec des amis qui m’ont dit “c’est fabuleux, il y a beaucoup plus de synthés, c’est plus électronique.” Mais aucun de nous n’a dit : “tiens ce disque doit être plus électronique ou plus ceci ou plus cela”. On avait des fantasmes que l’on voulait approcher mais ce n’était pas des fantasmes électroniques. On veut faire de la pop comme Bowie, Prince, ou Dylan qui change de son constamment au cours de sa carrière. Mais c’est vrai qu’il y a plus de synthés. Le dernier morceau que l’on avait fait sur l’album précédent c’était “Love Like A Sunset” où on touchait du doigt un truc dément, qui nous faisait penser au moment au Prince se lançait dans Sign Of The Times. Et on commencé Bankrupt ! comme on avait terminé Wolfgang. C’est la suite logique. Dans dix ans quand on écoutera les albums de Phoenix à la suite, on se rendra compte que c’est comme un fil qui continue.

Bankrupt ! semble plus complexe…

Il y avait une vraie volonté d’écrire des chansons à la manière d’orfèvres comme Dylan. On a l’impression que c’est la production, mais c’est plus l’écriture des chansons qui crée du coup une complexité de la production. Parfois j’entends des disques où je me dis : c’est génial, les chansons sont fantastiques, mais on dirait qu’il y a eu une mésentente entre la production et l’écriture.

C’est un album qui n’est pas évident à la première écoute, il s’apprécie vraiment dans la durée…

On sentait tous que c’était un “grower” comme disent les Américains. Un disque qui grandit en toi, mais quand il grandit, il grandit comme un arbre pas comme une tige de bambou et tu l’aimes vraiment. Il y a  quand même dans les morceaux des petites clés, des petites portes. J’adore les albums qui durent dans le temps, comme ces mêmes disques que tu écoutes en vacances des milliards de fois. Quand Wolfgang est sorti c’était la même chose. On nous a beaucoup dit ça : attention c’est un disque dans lequel il faut entrer dedans. J’espère que Bankrupt ! est un disque que les gens pourront se remettre en boucle. Comme les meilleurs disques que j’ai eu dans ma vie.

Est ce qu’ils t’ont épaté ?

Ils m’ont plus épaté que jamais, sur des points philosophiques comme des points plus pratiques. J’ai été épaté par leur ténacité. J’avais un petit peu peur parce qu’il y avait ce gros succès américain qui est un truc que l’on ne connaît pas, nous les Français. Bien sûr je savais que ça ne leur monterait pas à la tête, mais je ne m’attendais pas à ce qu’ils restent toujours aussi simples, solidaires, à l’écoute de l’autre. Et puis j’ai été épaté au niveau de l’écriture, quand j’ai entendu les premiers travaux, je me suis dit qu’il y avait de gros morceaux. Même moi qui ne lâche pas grand chose, je crois qu’ils ont été pire que moi, ils ont été plus loin que j’aurais été.

Est ce que leur secret ne serait ce pas finalement l’absence de leader ?

C’est ça. C’est un monolithe, le leader c’est Phoenix. Je crois qu’il y a ça aussi dans AC/DC depuis que Bon Scott est mort (leur premier chanteur décédé en 1980 après une nuit d’excès NDR) Au début, c’était une espèce de mec qui buvait plus que les autres, qui se couchait le plus tard mais qui se levait aussi le plus tôt. C’était vraiment le leader mais quand il a été remplacé par Brian Johnson, AC/DC est devenu un énorme bloc et leur musique d’ailleurs est devenu monolithique. Il y a un côté  comme ça chez Phoenix. Tout le monde est leader. C’est un peu comme en psychanalyse quand on a dit qu’il y a le monsieur, la dame et que leur couple forme un troisième personnage. Les quatre Phoenix forment un cinquième phoenix qui n’est pas moi mais Phoenix donc moi je suis le sixième on va dire !

C’est toi qui a fait la connexion avec Adam Yauch (membre des Beastie Boys décédé l’an dernier des suites d’un cancer NDLR) ?

Quand je  terminais l’album des Beastie Boys, les garçons sont venus à New York pour commencer leur disque. Adam était le mec le plus cool de la terre et  il m’a dit : pourquoi ils ne viennent pas dans mon studio, le matos est fabuleux ? J’ai répondu : super, je vais leur en parler. Moi je suis rentré à Paris et eux sont venus le rencontrer. Mais la première connexion s’est faite le soir du concert de Phoenix au Madison Square Garden où j’étais venu avec Yauch et Mick D. Et puis si j’ai travaillé avec les Beastie, c’est parce que Yauch avait adoré Wolfgang Amadeus Phoenix.

Est ce que sa disparition a eu une influence sur cet album ?

Adam a eu une grosse influence, il était souvent présent dans nos discussions pendant que l’on enregistrait le disque. On s’échangeait les uns et les autres sur ce que l’on avait découvert de lui, parce qu’on a rarement été tous ensemble avec lui. Sa disparition a eu une influence sur notre vie à tous. Je pense régulièrement à lui, même si je n’ai vécu que six mois de ma vie avec ce mec. C’est comme quand tu vis une histoire d’amour qui dure que quinze jours mais à laquelle tu penses beaucoup plus que celle qui a duré plusieurs années.

Jamais deux sans trois ?

Je n’en sais rien, peut être qu’eux auront envie de faire autre chose ou peut être que ce sera moi qui aura cette envie. Pour le moment, j’ai envie de savourer à fond, j’ai hâte de voir les concerts, de voir comment le public va réagir. Quand je l’ai fait écouter pour la première fois à des amis très chers, j’avais le cœur qui battait à 200 à l’heure c’était ouf. À la fin du disque, ils m’ont regardé et ils m’ont dit : on peut le remettre ? J’ai envie de savourer ça avant de penser à quoi que ce soit d’autre. Je pense aussi vachement aux garçons et je me dis qu’ils ont à la fois de la chance et de la malchance parce qu’ils sont obligés de penser aux concerts. Ce recul que j’ai aujourd’hui, ils ne l’auront pas d’ici deux ou trois ans."""

mardi 12 mars 2013

GIRLS episode 9



On devrait vraiment avoir une loooongue discussion sur cet épisode 9 . . .


mercredi 2 janvier 2013

Noël et cadeaux

2012 a laissé son lot de choses non terminées, de tous ces sujets dont je vous avais parlé, que je vous avais promis, sans jamais vraiment les terminer : ce reportage dans une boulangerie, les marques des différents Who's Next, les designers de la Biennale Interieur ou mes différents voyages. Un à un je vais essayer dans ces semaines chargées de les terminer - rien est moins sûr !

Le dernier Noël fut prolifique en jolies cadeaux ....

A commencer par Rachel Khoo dont je vous avais balancé une vidéo sans rien vous dire de plus alors que je l'adoooore et qu'elle mérite qu'on parle beaucoup d'elle. Finalement j'attendais d'avoir le livre dans ma bibliothèque pour mieux vous en parler. Pour résumer son parcours disons qu'elle a tout plaqué pour venir prendre des cours de cuisine chez Cordon Bleu à Paris, dans le même temps jeune fille au pair dont la maman travaille dans l'édition, un éditeur anglais lui commande des recettes. Pour ne pas gaspiller Rachel décide d'ouvrir son "resto" dans son studio. Pari risqué mais marrant qu'elle relève haut la main, une table de deux chaque soir où elle peut tester toutes ces recettes, du coup un buzz médiatique, un carton de son bouquin et une émission sur BBC : la totale. Là où le but de cette jeune anglaise est encore plus top, autant pr les anglais réticents et que pour les français feignants, c'est qu'elle veut prouver que la cuisine française alors un peu délaissée pour son côté antique et difficile, est facile, amusante et terriblement délicieuse. Alors elle prépare des coq au vin façon barbuq ou des cakes faciles et bon et à chaque début de recette va contre les idées reçues d'une cuisine trop technique. Moi tout d'abord je l'adore parce que c'est une amoureuse de la France, de Paris et de sa cuisine, elle chante nos louanges de l'apéro, nos pique-niques, nos dîners en famille... Les photos sont magnifiques et ces idées toujours bonnes ! Bref un super cadeau de Noël dont j'étais suppper heureuse de pouvoir lire et que je vous conseille ...




Pour que vous tombiez aussi amoureuse d'elle... :

jeudi 8 novembre 2012

Au coeur de Philippe Zdar




C'est simple ce mec touche à tous les morceaux et artistes que j'adore depuis quatre cinq ans, alors quand Creators project part à sa rencontre, ça donne la vidéo/interview la plus cool de la musique avec un mec sympa, pro, drôle, pointu et surtout passionné et passionnant.
j'adore Zdar bordel !



jeudi 4 octobre 2012

Garance Doré x Guillaume Henry


Garance Doré a fait beaucoup de vidéos durant cette PFW (et a d'ailleurs publié un article très intéressant sur la multitude de choses qu'il reste à faire sur cette forme de média : internet) ici je vous post un Pardon My French très spécial puisque il met en avant Guillaume Henry le désormais célèbre styliste de la marque Carven. L'interview est en anglais mais les sous-titres sont disponibles! Sa vision de la mode prêt-à-porter est exactement ce que je pense, j'adore ce type, il est moderne, "fresh" et met un coup de jeune à la mode avec ses volumes et ses couleurs : l'élégance effortless français des années 2012. Pour l'info et si vous avez la flemme de regarder 8 min de blablatage mode, savez vous que madame Carven, la créatrice de la maison était âgée de 104 ans et était toujours en vie ?! Dingue.


mercredi 12 septembre 2012

Zoom sur Merced River

-> et hop l'interviewe de ce matin se replace en pôle position pour la soirée, enjoy!



Chose promise, chose due pour la rentrée, je vous offre pour UGOTAWISH  un Zoom sur MERCED RIVER, la marque dont je ne cesse de vous parler ou montrer les jolis créations sur ce blog.



   Pour la rentrée Bb de la Branche souhaite vous présenter son coup de coeur créativité avec en prime une interview de la créatrice... 

 Comme chaque année je parie sur un été indien et un mois de septembre en mini short en terrasse (je sais on peut toujours rêver mais nous n’habitons pas tous dans le grand nord). Avouez que vous n’avez toujours pas arrêté de loucher sur les débardeurs ou autres tissus colorés. Pour ça je vous ai déniché le bon plan de la rentrée avec une artiste-créatrice-recréatrice qui ne souffre aucune appellation catégorique. 

"L'authenticité de Patti Smith, l'état d'esprit d'Erin Wasson et la beauté et la grâce d'Anna Karina"la femme Merced River

Le tout nouveau site Merced River propose des fringues ré-arrangés avec style, panache et soin qui n’est pas sans rappeler Nasty Gal mais cette fois du made in France pointu, fait pour les nanas qui en ont marre de voir défiler des soldats made in Sandro Maje ou The Kooples
Du style pas cher et unique ça vous parle ? Ca vous tente ? Attendez de rencontrer son incroyable créatrice, une Ivy (référence à la série 90210, qui parlera j’en suis sûr à la plus part d’entre vous) brune, argentique toujours au bout du bras, qui vit entourée des surfeurs de notre belle côte ouest, mille bijoux au tour du cou et répondant au doux nom de Jade. Rencontre.


 



Salut Jade, pour commencer peux tu expliquer à nos lectrices ton parcours ? 

 J'ai un parcours plutôt "tracé" par le hasard de la curiosité, après deux ans chaotiques au lycée, j'ai fait une école de communication graphique.
Et puis j'avais envie de quelque chose de plus autonome où je pouvais un peu toucher à tout, alors je suis entrée pour trois ans aux beaux arts, où j'y faisais de la peinture, gravure, photo et vidéo.


"Je ne veux surtout pas laisser tomber la photo et la vidéo"


Quand est ce que le projet de Merced River s’est mis en place ? 

 Au cours de cette année à Hossegor, j'étais en stage à Desillusion (un magazine sur la culture surf/skate/snow qui dépote, avec des photo dingues et des textes saisissants!), et à coté j'ai commencé les créations puis l'organisation à suivi.
Mais l'aboutissement fut surtout en juin, et mi-juillet le lancement de Merced River.




 Peux tu nous en expliquer le concept ? 

 Je récupère et utilise des vêtements les plus basiques possible comme base de conception. Après je pars de leurs possibilités ( matière, forme...) pour créer autour, en superposition ou totalement sur la structure. Le principe aussi c'est que ça ne soit pas industriel, qu'il n'y est qu'un seul modèle, j'aime bien cette idée d'avoir un vêtement que tu ne croiseras pas sur une autre nana dans la rue!


 C’est clair! Mais toi, quelles sont tes marques de prédilections ? Aucune que tu pourrais croiser dans la rue ? 

 Ahah Bien sur je rêverais d'une paire de Martin Margiela, d'un sac Alexander Wang ou de n'importe qu'elle pièce d'Isabel Marant que je croiserais surement sur une autre fille qui en plus le porterais certainement mieux que moi! Et ne parlons pas de ceux achetés chez Zara... Mais j'aime aussi chiner ou découvrir de jeunes créateurs pour dégoter des pièces fétiches!


"J' admire les couturiers mais je ne suis pas styliste"


 Rébarbatif mais nécessaire, d’où vient l'appellation Merced River? 

 Merced River c'est en fait le nom d'un lieu en Californie, mais avant tout le nom d'une oeuvre de David Hockney (1982) C'était une de mes références importante aux Beaux Arts pour son travail sur la composition, la superposition, la récupération d'images (par la photographie), et aujourd'hui aussi dans ma façon de travailler sur les vêtements.




 Et l’esprit de la collection ? 

 J'y ai pas réellement réfléchi, j'ai fait un esprit que j'aime porter, parfois un peu androgyne, des coupes plutôt loose avec des touches plus féminine, un faux coté «je m'en foutiste» un peu destroy, des franges et des graphismes de "cow-boy" épuré, des cols Claudine également ou des chemises dans l'esprit des muses de Godard dans les années 60-70.


 Pourquoi cette envie de créer une ligne de «re-création» ? 

 J' admire les couturiers mais je ne suis pas styliste, alors je voulais re-créer comme tu dis avec des techniques que je connaissais comme la peinture, le dessin, la composition, la gravure et transposer ça sur le vêtement que je vois comme un support.




 Un mot sur le shooting de la première colle,- qui est superbe soit dit en passant et colle merveilleusement bien à l’esprit- ?

 Comme je ne veux surtout pas laisser tomber la photo et la vidéo, c'était le merveilleux prétexte pour s'amuser. Avec un appareil photo jetable (que je trouve génial par son coté brut et un peu hasardeux) et Crézia qui incarne la collection, on a cherché des lieux dans Hossegor.
Ce n'est pas une mise en situation d'un quotidien mais plus un jeu de couleurs, de compositions, de significations pour souligner le vêtement. 




 Quel serait, s’il devait n’en y avoir qu’un, ton vêtement culte dans ta garde robe ? et quel serait ton icône, encore une fois si elle devait exister ? 

 En basique je dirais le perfecto (noir ou rouge) sinon un manteau en (fausse) fourrure léopard que je viens de chiner et que j'ai hâte de mettre cet hiver!
Une seule icône... alors l'authenticité de Patti Smith, l'état d'esprit d'Erin Wasson et la beauté et la grâce d'Anna Karina (muse et ex-femme de Godard) en une!


 Parce que d’habitude j’écris plutôt pour la musique, pourrais tu nous donner une mini playlist qui collerait bien à l’univers de Merced River ? 


 *La femme-Paris 2012 (qui est dans la première vidéo)

 
Je suis plutôt contente que tu cites ce groupe, c’était ma première chronique sur Ugotawish!! 


 *Stereo Total-Relax Baby Be Cool

 


*The Sonics-The Witch

 


*Tame Impala-End of line (Daft Punk)

 



Pour presque finir, quel est ton prochain projet ? Tes plans pr la marque ? 

 Je suis entrain de faire quelques bijoux, des bracelets avec une base de bracelet brésilien et des bijoux où je récupère certaines parties mais aussi des colliers et des bagues. J'ai aussi envie d'essayer une sorte de capsule pour mecs, voir ce que ça donne... Et bien sûr #2!

En vente, je le rappelle vendredi sur Merced River!


 Tu nous expliques le #1 ou #2, tu chiffres tes collections ou seront-elles par saison ?

 Un peu des deux! Il y a deux collections par an, (où de nouveaux articles sont en vente au fur et à mesure) et aux dates de saisons. Mais seulement aux dates, les shorts seront présents l'hiver et les pulls l'été!



 Et comme ici c’est UGOTAWISH, un dernier wish de rentrée ou alors soyons fous, plusieurs ?

 En concert Sébastien Tellier ou Connan Mockasin ou Best Coast, (ou les trois!).
Une virée à Londres avec Cécilia rejoindre Crézia (qui habite la bas) pour dénicher pleins de petites pièces originales, un voyage (c'est cliché) mais la Californie pour y épuisé mon stock de pellicule argentique!


 





Merci! Et Longue vie à Merced River... 


Maintenant vous savez quoi faire pour que l’été ne se termine pas le jour de la rentrée.





Les petits liens utiles :



Le site de Merced River

Facebook Merced River 

jeudi 6 septembre 2012

MERCED RIVER : soon


LUNDI PROCHAIN POUR LA RENTRÉE DE Bb de la Branche SURPRISE MERCED RIVER : AU COEUR DE MA NOUVELLE CRÉATION FÉTICHE. 



vendredi 24 août 2012

Rock en Seine



Aujourd'hui commence Rock en Seine, pour leur 10e année sur trois jours qu'on espère et qu'y sera formidables ! En attendant cet aprem (hâte hâte hâte), une interview de François Missonnier directeur et fondateur de Rock en Seine :

"// Comment s’est déroulé le montage avec la chaleur du précédent week-end ?
Dans de bonnes conditions ! Il y a d’abord fallu optimiser la gestion de la poussière pendant 3 semaines... Samedi-dimanche fut effectivement difficile avec le montage de la Grande Scène… Bravo à l’équipe ! Nous n’avions jamais eu aussi chaud, même pendant la canicule de 2003. Heureusement, grâce à la pluie des derniers mois, le site est magnifique…
// Nouveauté : le Rock’n’Roll circus. Une référence aux Stones ?Évidemment… Même si l’univers est plus lié à la « Caravane de l’étrange » (ndla : série tv américaine) qu’à ce documentaire de 68 auquel nous empruntons le nom. C’est une fête rock avec ses performances, ses rires et ses personnalités. Nous avons voulu enrichir notre contenu, en étant à la limite de ce qui est possible d’organiser en termes d’occupation d’espace. Notre but n’est pas de s’agrandir : il faudrait repenser entièrement notre configuration, avec la directrice du domaine, en organisant le festival sur deux niveaux… Ce n’est pas à l’ordre du jour.
// Est-ce qu’une thématique émergera chaque année ?Non. Même sur le fond. Les Anglo-saxons thématisent leurs scènes par style. Nous, nous mélangeons ! Ce n’est pas la musique, mais la nature des projets qui influence les répartitions. Nous veillons surtout à réfléchir à l’ambiance, à l’habillage des scènes comme véritable lieu de spectacle… Le centre de gravité du festival avait déjà été déplacé en 2011 grâce à la 4e scène (soit 10 à 20% d’espace supplémentaire). Cette année, l’exposition monumentale, inspirée du land art, favorise notamment la mise en valeur de la cascade.
// 2012 : 10 ans. Un anniversaire sans Arcade Fire, mascotte du festival…Et sans Jack White ! Effectivement, le groupe a l’habitude de passer nous voir quand il sort un album (ce qui n’était pas le cas cette année). Dans le livre-anniversaire, il y a d’ailleurs un joli post-scriptum sur la relation particulière que nous entretenons avec les Canadiens… Quant à Jack White, ce fut une question de calendrier... Ca aurait pourtant été symbolique.
// Avez-vous débloqué plus d’argent pour le secteur programmation ?Nous n’avons pas eu d’opportunités qui le nécessitaient. Si nous avons cassé la tirelire, c’est pour les animations ! Dès 2002, nous avions déjà imaginé les différents potentiels : graphisme, photo, livre, enfants… Nous poursuivons cette cohérence qui a fait notre identité.
T-shirt Jean-Charles de Castelbajac// ll manquait un complément, souvent évoqué, et mis en place cette année : la mode…Tout à fait ! Le projet est né d’une discussion avec Jean-Charles de Castelbajac, un fidèle de Rock en Seine. Il propose, à travers l’édition d’un t-shirt collector, son interprétation personnelle du festival. Une vision dans laquelle nous nous retrouvons totalement ! Ce type de projet relève vraiment de la rencontre. 

// Qu’est-ce qui a changé en 10 ans ?L’utilisation des réseaux sociaux, dont les débats et avis divergents qui y cohabitent sont assez « rock » dans le fond… Sinon, le public d’hier est assez voisin de celui d’aujourd’hui : mixité des âges, majorité de femmes, 1/3 de spectateurs venant de tout l’Hexagone… Seule différence : la plus grande part de public international. 10 ans ? C’était avant-hier… Je me souviens encore de l’ouverture des grilles… Il nous a fallu 2 ans pour préparation la première édition qui ne durait… qu’une journée !
// La question la plus souvent posée ?
Mes coups de cœur de l’édition ! Est-ce si important ? (Rires) Allez, je peux tout de même dire que j’attends avec impatience le concert de Grandaddy et que j'écoute beaucoup Beach House… Pour le reste, et étant donné la subjectivité de chacun, j’invite plutôt à se référer au livre-anniversaire de Christophe Basterra. Au-delà du festival, c’est l’occasion de se remémorer l’Histoire du rock en live de ses 10dernières années. Mais pour l’instant, l’heure n’est pas à regarder dans le rétroviseur : nous avons un anniversaire à fêter !"