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dimanche 10 août 2014

Comment je n'ai pas trouvé ma robe de mariée - Episode 3



Un, deux, puis trois jours passent. Toujours pas de nouvelles de ma couturière qui devait pourtant "me tenir au courant". Nous avons rendez-vous le lendemain à 11h, et je crois toujours à un miracle de dernière minute.

Puisque je les ai inondés de messages leur décrivant en détail l'objet de mon désappointement (le haut, purée, le haut !), mes proches s'inquiètent "alors ta robe, ça peut s'arranger ?". Je commence à me dire que le jour J, ils ne vont regarder que ça, le haut. Et ils le verront du coup à travers mon regard dépité et se chuchoteront à l'oreille "quelle beauté cette robe (et cette fille) mais quel dommage pour ce haut…".

Mégalo, parano : je pense que je ne sortirai pas indemne de cette histoire/affaire. Le Promis se demande d'ailleurs s'il n'aurait pas mieux fait de m'offrir une robe de mariée à la place de la bague. Je ris jaune.

En attendant de savoir ce que la couturière a pu faire -ou non- je passe donc en mode mutique, et si on me demande je réponds que tout. va. bien.

Jour du rendez-vous. La nuit a été quelque peu agitée. Il est 9h et la couturière n'a pas donné de signe de vie. Mais c'est qu'elle deviendrait presque ma personne préférée dites donc.

Je lui envoie un texto pour lui demander si notre rendez-vous est bien maintenu. "Mais bien sûr", me répond-elle comme une fleur. "Sinon j'aurais eu la politesse de l'annuler". Et la politesse de me tenir au courant sinon, ça se passe comment ? Puis elle m'annonce qu'elle n'a rien pu faire pour le plissé du haut, et qu'elle a juste élargi les bretelles comme demandé.

Je vois mon happy ending s'éloigner peu à peu. Je me marie dans un peu moins de deux mois, et il ne faut plus se voiler la face, je vais être moche. Le chemin jusqu'à son show-room ne m'a jamais paru aussi long (bon je ne l'avais fait que deux fois avant, mais quand même).

La porte s'ouvre, sourire poli, j'entre et je la vois. Ma robe, mon amour, ma robe chérie, c'est elle ! Elle se cachait depuis tout ce temps, mais ça y est, elle est là ! Non je n'ai pas bu, je vous rassure, et ok elle n'est pas parfaite, mais le haut est tellement plus réussi, relâché, aérien, je vous passe les détails, vous vous en fichez certainement, vous voulez du bonheur et je vous en donne : j'aime ma robe de mariée !


Bon of course, toute cette aventure m'a quelque peu stressée (noooon), et j'ai perdu quelques centimètres ici ou là (ah c'est agaçant, je sais). Du coup, elle baille un peu et il faut que je la fasse reprendre. Détail, broutille : cette robe-là, je lui dis oui !




Par Amandine Enard -

dimanche 3 août 2014

Comment je n'ai pas trouvé ma robe de mariée - Episode 2



Mardi 8 juillet. Je reçois le texto fatidique : ma robe est prête. Ca y est, le calvaire peut se terminer (ou commencer ?). Rendez-vous est pris pour enfin rencontrer ce morceau de tissu qui m'aura tant fait baver (c'est sympa de parler ainsi de sa robe de mariée je trouve).
La veille, je fais quand même un petit rêve dans lequel ma couturière s'est complètement plantée et m'a fabriqué une robe trop courte, à manches longues, et noire, bien entendu. De là à suspecter une certaine appréhension quant à ce rendez-vous, je vous laisse faire ce pas.

Me voici donc avec ma meilleure amie devant la porte d'entrée de ma couturière et je n'en mène pas large. Je la préviens : "Je vais peut-être pleurer si elle est magnifique". Ca n'arrivera pas. La couturière nous ouvre la porte et nous fait entrer dans son show-room. Immédiatement je la vois, accrochée au mur sur un portant, et immédiatement je vois ses défauts. Je pense même l'espace d'une petite seconde que ce n'est peut-être pas la mienne. Madame la couturière a n effet pris quelques libertés et n'a pas totalement respecté le modèle originel. Pas très sympa, ça.

Je l'essaye avec un sourire un peu figé. Je tente de me focaliser sur les points positifs car je suis une fille op-ti-miste : le tissu est de très bonne qualité et tombe bien, le dos est magnifique, la forme est vraiment celle qui me met le plus en valeur… Mais le haut ! Mon Dieu le haut… Je voulais un look déesse grecque (en tout modestie), avec un joli plissé naturel et de larges bretelles jouant sur la transparence, je me retrouve avec un look débardeur Jennyfer acheté en soldes. "Elle exagère", pensez-vous. Peut-être un peu, c'est vrai, car quand je montre des photos à mes proches, la plupart sont rassurés : "Ah mais ça vaaaa, tu m'avais fait peur !". "Mais zoomez sur le haut", leur dis-je, "regardez ce plissé complètement foireux !", et presque tous admettent qu'ils sont d'accord avec moi. Ma copine pro de la couture a même eu cette phrase magique : "Non mais, en regardant de loin, ça va carrément." Tout ce qu'on a envie d'entendre sur sa robe de mariée.

Ma meilleure copine, elle, voit bien qu'il y a un truc qui cloche quand je l'essaye, mais ne sait pas si elle doit dire quelque chose puisque moi je ne réagis pas vraiment. Je lui demande ce qu'elle en pense : "Le dos est vraiment ma-gni-fique". Une vraie diplomate.

Moi je tente de lancer quelques perches à la couturière : "le haut n'est pas ce à quoi je m'attendais", "ça fait pas un peu bizarre le haut ?", "ohlala le haut me fait vraiment une poitrine énorme", mais c'est la fin de la journée, la fin de la semaine, elle est bientôt en vacances, clairement cette robe est comme elle est et il faut que je l'accepte !

Je m'extirpe de la robe et je l'avoue, j'ai le coeur lourd et ne suis pas vraiment en joie. Je ne partirai pas tout de suite avec la robe car décidément, la couturière n'a pas été des plus attentives, et m'a laissé 10 cm de longueur pour mes chaussures à talons alors que je lui avais répété une demi-douzaine de fois que je serai à plat, et elle m'a concocté une traîne digne de Lady Di alors que je n'en voulais pas. Du tout. Et le meilleur, c'est bien sûr la ceinture bling-bling qui a failli m'aveugler en arrivant, censée copier le modèle délicat et raffiné de la photo originelle. Mais bien sûr.

Un autre rendez-vous est donc pris pour le jeudi suivant. Joie.

Je passe évidemment un week-end des plus plaisants. Le Promis fait ce qu'il peut et ce qu'il faut pour me rassurer, mes copines essaient de trouver des solutions, et tous m'encouragent à la pro-activité : "Appelle-la pour lui faire changer des trucs !", mais rien n'y fait, je m'enfonce dans le trou noir de la déprime éclair (rien que ça) et je me sens incapable de faire quoi que ce soit. Comme je le résume au Promis : "Je n'ai même pas hâte de la mettre cette robe".

Lundi matin, coup de fil à mes parents. Ma mère est remontée. "C'est de ta robe de mariée dont on parle ! Tu es la cliente, si tu n'es pas contente, tu le lui fais savoir, et tu vois ce qu'elle peut faire. Mets-toi en mode dominante." Oui maman. Mail détaillé à la couturière pour pouvoir bien mettre mes idées au clair, puis appel. "Je voyais bien qu'il y avait un truc qui n'allait pas", me dit-elle. Perspicace. Elle voit ce qu'elle peut faire pour rendre le plissé plus souple et naturel, elle essaye d'élargir les bretelles, et elle me tient au courant.

La déprime éclair est passée. Ca va peut-être s'arranger ! Cette robe a de très bons côtés, il faut juste revoir un -gros- détail, et ça ira.


Je me remets à espérer...






Par Amandine Enard -

mercredi 30 juillet 2014

Chronique d'une robe de mariée



Les chroniques d'Amandine vous plaisent ?
L'épisode 2 arrive dimanche et il promet d'être émotionnel...

"Ma copine pro de la couture a même eu cette phrase magique (en regardant la robe) : "Non mais, en regardant de loin, ça va carrément." Tout ce qu'on a envie d'entendre sur sa robe de mariée."



Retrouvez l'épisode 1 !


dimanche 27 juillet 2014

Comment je n'ai pas trouvé ma robe de mariée - Episode 1



La simple vue de ce titre vous donne des sueurs froides ? Je vous rassure, à moi aussi.

Tout avait pourtant bien commencé. J'étais en avance. Très en avance. J'étais LARGE comme diraient certaines. Les vendeuses des magasins de robes de mariée m'adoraient, que dis-je, me vénéraient. "Vous vous mariez dans UN AN ? Ah si toutes les futures mariées faisaient comme vous, ce serait plus simple." Mes amies s'étonnaient de se rendre déjà à des essayages. Moi, naïvement, j'étais enthousiaste, persuadée de trouver rapidement mon bonheur et de m'enlever une grosse épine du pied.

J'ai commencé par essayer un modèle qui m'avait fait craquer avant même que Le Promis ne fasse sa demande. Premier modèle, première déception. Mais j'avais le temps ! Pas de stress !

Deuxième essayage et des envies plus précises -et moins faciles à satisfaire. Je me rends compte que je ne veux pas d'une robe qui fasse "robe de mariée". "Mais alors tu veux qu'elle fasse quoi ?", me demande ma mère.

Je craque ensuite pour une robe qui double voire triple mon budget. Parce que le prix d'une robe de mariée mériterait un débat : payer aussi cher le vêtement que l'on mettra le moins longtemps dans sa vie paraît pour le moins incongru.

Mais on ne vit qu'une fois, on ne se marie qu'une fois, qu'est-ce que l'argent, l'amour, la mort, je peux bien me payer une robe à 3000 € quand même ! Je songe même à lancer un Kickstarter mais patatras : je retourne l'essayer et THE robe ne semble plus que l'ombre d'elle-même et ne me montre que ses défauts.

Nous sommes à J-6 mois, je suis déjà moins la copine des vendeuses : "Vous êtes encore dans les temps mais va pas falloir hésiter trop longtemps". Si elles savaient.

S'ensuit une période de procrastination : les semaines passent à toute allure, mes témoins s'inquiètent, mes collègues s'interrogent : "Et la robe ? Ta robe ? What about the robe ?"

Je ne trouve rien. Je surfe, je feuillette, je remets en question mes certitudes les plus profondes (pas de bustier, pas de sur-mesure, pas de volume), je panique. Oui ça y est, elle arrive, elle est là, elle prend toute la place : la panique. Tout le monde va me regarder, tout le monde n'attend que MOI (petit trip égocentrique au passage), et moi je serai la première mariée au monde à ne pas avoir trouver de robe. À devoir mettre une robe qui ne me plait qu'à moitié, qu'au quart peut-être !

J-4 mois. Il faut que je me prenne en main. On ne se marie qu'une fois, c'est quoi l'amour, l'argent... On s'en fout, faut surtout que je sois la plus belle !

Je m'arrête sur un modèle que j'aime beaucoup, sur un site américain (what else). Je cherche et trouve une couturière sur le net. Parce que pr le reste, il faut se rendre à l'évidence : IL EST TROP TARD. Elle me répond tout de suite. C'est ric-rac, me dit-elle mais c'est bon. C'est bon ! J'aurai au moins quelque chose à mettre le jour J.

Le rendez-vous se passe bien, très bien même. Mais alors que je m'attendais à pousser un énorme soupir de soulagement en sortant de chez elle, v'là-t'y pas que je me sens plus stressée que jamais. Du genre à appeler ma mère en position fœtale depuis mon lit. 

Pourquoi, me demandez-vous ? (vous êtes bien gentils de vous intéresser à mon cas).

D'abord parce que c'est du sur-mesure alors que je n'en voulais pas -sans vouloir cracher dans la soupe, je voulais essayer un modèle et tomber amoureuse immédiatement, comme avec Le Promis en fait. 

Et puis parce que je ne suis même pas sûre d'aimer "en vrai" le modèle que j'ai vu sur l'ordinateur. 

Enfin parce que je m'en veux un peu. On parle de LA robe. Celle que je montrerai inch'allah à ma fille. Celle qu'on verra sur les photos où on sera les plus beaux de toute notre vie. Pourquoi ai-je aussi mal géré mon temps ?!

Et si jamais je l'essaye et je me rends compte que ça va pas du tout ? Oui parce que cette histoire ne va pas forcément finir bien, je vous préviens !

La suite au prochain numéro.





Par Amandine Enard -

lundi 21 juillet 2014

Et si on parlait mariage ?




Pas que je vous annonce quoique ce soit sur ma petite personne. Mais c'est une très bonne nouvelle pour ce blog. Grâce à Amandine Enard, parlez mariage d'une manière décalée pendant quelques mois sera désormais possible sur le blog. Et pour cause, preview oblige, vous allez pouvoir lire les péripéties d'une journaliste bientôt mariée. Souci... Amandine a un problème de robe.

Fin de semaine, premier épisode. Hâte ?