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dimanche 17 juillet 2016

Joan Didion, l'élégance de la gestuelle


Il y a peu, je suis tombée sur un compte Instagram dédié, sorte de club des fans qui reprend les nombreuses photos de cette mi-muse mi-héros américaine née en 1934. Et là je n'ai pas pu m'arrêter. J'ai tout regardé, je suis repartie sur Pinterest, j'ai feuilleté des vieux livres, j'ai lu des articles : tout y est passé pour transcender cette élégance. Elle est de son temps tout en paraissant indémodable, la signature des incontournables de l'élégance. Lorsque j'ai mis les photos pour ce post j'ai été frappée par sa gestuelle : elle est constante. Ses mains sont l'outils de son élégance, elle les positionne avec justesse : on reconnaît sa parfaite maitrise de l'objectif et la nonchalance des gens que j'admire. Je continue de la regarder longuement, comme si elle allait soudain s'exprimer et me dire elle-même pourquoi je la trouve si fascinante. Est-ce son look naturel, ses habits, sa chevelure ? Non, je crois sincèrement que ce sont ses mains. Ses mains qui vont m'amener à ses livres. Franchise de ma nullitude mais au moins, la transe de l'élégance m'amène à la Culture. 

















mercredi 20 avril 2016

Les filles en Rouje de Jeanne Damas


Jeanne Damas c'est qui ? Pour vous peut-être personne, pour moi, une nana de mon âge que je suis sur son blog (devenu un tumblr de photos Kodak) depuis mon arrivée à Paris. Au départ, c'était juste une nana canon qui s'habillait à merveille et que j'aimais suivre (Instagram n'existait pas), elle publiait sa vie, ses soirées, ses copains, à la manière d'un blog à l'ancienne comme on en a tous eu (hello les généralités sur la génération Y ou Z). Elle était au lycée quand je suis arrivée à la fac, à Paris, je me souviens la croiser dans des soirées ou dans la rue et adorer son "attitude". Alors oui, ce côté Jane Birkin ou Charlotte Gainsbourg est évidemment surprenant, voire cultivé, mais plus que tout, j'aime sa désinvolture toute parisienne. La nana a percé et est resté, devenant une sorte de modèle parisien pour l'étranger et petite it-girl en France. Une robe chemise, un tee-shirt blanc et un jean, une veste et... du rouge à lèvre, toute sa signature : la simplicité. La voilà partie pour sa journée et sa soirée, l'air un brin sexy et jamais trop apprêtée. Elle fait partie de ces "icônes" (le mot est bien trop fort mais j'en viens à l'explication) qui ont façonné mon image de la femme que j'aimais et donc, par répercussion, ma propre image. Du moins, l'idée que j'en avais et que je voulais en avoir. Ce look effortless d'une nana qui n'en fait jamais trop et qui caractérise d'ailleurs toutes mes amies parisiennes. A 18 ans, ça m'a subjugué. Chez nous (it means : à Nantes) les nanas étaient sur leur 31 pour aller boire un verre, over-maquillées et perchées sur des talons. Je n'ai jamais été à l'aise avec ça. Paris m'a libéré, m'a permis de danser jusqu'au bout de la nuit en basket défoncé et parce que j'avais mis du rouge à lèvre et une jolie veste, j'étais assez habillée. Le paradis en somme. Et cette nana, bien qu'elle soit vivement critiquée parce que it-girl et donc parce que "sans emploi" comme on l'entend traditionnellement, m'a toujours inspiré. Je ne la connais pas et je ne la juge pas, j'aime juste sa fraîcheur et sa sensualité dénuées de toute vulgarité, sa coupe de cheveux régulière et constante, son amour des basiques et finalement, sa percée dans le monde de la mode.
Car oui, on est censé parler de Rouje ici. La marque mode de Jeanne Damas qui a débuté avec un e-shop samedi ou dimanche dernier il me semble. J'ai déjà craqué pour des pièces. Logique. Sa garde-robe a tant fait parler, on lui a tant demandé de dessiner des pièces pour certaines collections "lui ressemblant" qu'il était censé de se lancer dans une telle aventure. J'espère qu'elle durera !



















dimanche 10 janvier 2016

La modernité d'un homme : André Courrèges est mort



Courrèges, ici, c'est une histoire qu'on suit de près. Si vous tapez ce nom, cette marque, dans la bar de recherches à droite vous tomberez sur l'histoire de ma veste ou encore le post pour annoncer les nouveaux directeurs artistiques de la marque. Bref, j'y suis attachée. Alors, évidemment, quand l'annonce de la mort d'André Courrèges à 92 ans est tombée j'étais triste. Puis vint le moment où j'étais consolée par l'énorme abattage médiatique autour de cette mort (et pourtant ce fut une semaine sacrément chargée Delpech, Galabru, Boulez...) : enfin les gens allaient connaître ce génie. J'ai lu le papier du Monde, celui de Libé puis celui, réédité pour l'occasion, de Sylvia Jorif sur le ELLE. Régalez-vous de redécouvrir cette marque de mode et son créateur qui a fait ses armes avec Balanciaga. En ne me lassant pas de regarder toutes ses photos et ses créations, je me suis demandée pourquoi Courrèges et sa ligne, sa mode, me parlait autant. Peut-être est-ce son pouvoir historique : j'ai l'impression, comme devant un tailleur Chanel, de contempler un drapeau national ou Marianne, quelque chose qui fait partie du patrimoine. Ou est-ce ce qui m'a tout de suite attirée lorsque j'avais 13 puis 15ans, l'histoire des années 60, le look d'Audrey Hepburn, les coupes très Edie Sedgwick qui ont bercé mon imagination et façonné le style que j'aime aujourd'hui. Aussi épuré que cool, libéré qu'élégant, du rock'n'roll dans la classe, de la frivolité dans l'architecture. 
André Courrèges, mille mercis.







lundi 9 juin 2014

Le style d'Amanda Brooks



Je suis complètement fan de cette écrivain Amanda Brooks qui vit en Angleterre, de la maison à ses Brikenstock blanches, je suis f-a-n (et de son pantalon blanc Céline et de toutes ses combinaisons...).














Photo par The Selby pour ZARA