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vendredi 28 octobre 2016

La musique de ta BO




Je suis le genre de nana qui peut vite se monter le bourrichon (comme on dit élégamment) et quand j'aime une chanson, j'en fais toute une affaire. Je l'assimile très vite à un moment, une période de ma vie ou un événement. Je peux réécouter une chanson que j'avais dans les oreilles durant une rupture et cela me replonge instantanément aux sensations que je ressentais à cette époque. Certains ont ça avec une photo ou une odeur, moi c'est la musique.

J'ai une autre lubie (pathologie ?). C'est que je me fais ma propre BO du film que n'est pas ma vie. Non, je ne rêve pas ma vie, mais certaines chansons iraient particulièrement bien sur des scènes de ma vie. Celle ci colle parfaitement à ce vendredi soir. Je viens de les découvrir.

samedi 4 juin 2016

J'y suis : au Festival Yeah


Bonheur, bonheur, bonheur, ce WE nous sommes au festival Yeah et j'adore ça. Vous ne vous souvenez pas de ce festival à la bonne franquette ?
Relisez mes commentaires, critiques et posts qui n'ont aucune objectivité tellement j'aime toujours ce moment.

En 2014, c'était le festival le plus cool.
En 2015, le festival de ma vie.


Au-cune objectivité. Je me demande avec quel titre je rentrerai lundi...



mardi 3 mai 2016

Quand une profane parle rap



Argh j'ai pas eu le temps mais promis juré je m'y colle dans mon long WE parce que j'ai vraiment envie de vous parler de mon dada du moment : le rap. J'ai fait ma crise d'adolescence sur Bob Dylan, normal que je ne considère la chose qu'aujourd'hui. Mais j'ai des envies de vous parler de chansons contestataires, rôle du rap, Nekfeu à Nuit Debout, intelligence d'Orelsan et rôle de NWA dans les émeutes de 1992 à Los Angeles. Sounds like a plan, non ?

samedi 30 avril 2016

Vinyl et mon amour pour les 70's


Vinyl est sorti courant février et j'ai enfin terminé la série que j'ai adoré. Produite et créée par Mick Jagger et Martin Scorsese (qui a réalisé le pilote), la série évoque l'industrie musicale dans les années 70. L'intrigue débute en 1973 et suit le patron, Richie Finestra, du label American Century Records, un label en crise. Topo de L'Obs : "Le glam rock triomphe, le disco déboule (à facettes, bien sûr), le hiphop pousse ses premiers "yo !". Finestra et son équipe, la gueule enfarinée par leur régime quotidien à base de coke et de soirées orgiaques, ne savent plus à quel son se vouer. Ils courtisent Led Zeppelin, qui se fait prier. Des cols blancs allemands leur font miroiter les multiples zéros d’un rachat qui sauverait les finances de la boîte à défaut d’assurer son intégrité artistique. Et, pour couronner le tout, Finestra se retrouve avec un mort sur les bras." 

Parce que le topo n'est pas le sujet, et ce topo n'est d'ailleurs que le pilote car tout avance ensuite. Mais comme le dit cet article du Monde "quelle que soit la suite de la série, le premier épisode de « Vinyl » restera comme un pur moment de cinéma et de rock’n’roll dans l’histoire de la télévision". Le sujet ce sont les costumes évidemment ! Avec Scorsese, on ne s'attendait pas à moins du point de vu visuel. Le NY des années 70 est parfaitement retranscrit et a certainement dû nécessiter des heures de boulot sur l'ordinateur. Surtout que le Maestro ne cesse de parsemer des références à son oeuvre... Et pour une fan comme moi de la Factory, des histoires de Patti Smith, du Max's, (des années 70 à NYC quoi comme l'écrit très bien i-D ICI) c'est littéralement génial de voir ces lieux où ont évolué les gens que "j'admire" ou du moins avec qui j'ai passé autant de temps dans mon adolescence pour découvrir cette époque bénie qui m'a longtemps fait rêver. On passe tous par là, non ? J'ai l'impression que c'est un rituel pour tout adolescent de découvrir les années 60 puis, celles plus mystérieuses, les 70's. Le dernier épisode (ou l'avant dernier ?) est d'ailleurs le théâtre de l'annonce de la naissance du CBGB. Tiens, tiens... Tous les codes sont là. Et on est parfois un peu triste de ne pas avoir toutes les références pour suivre le monumental name-dropping de Finestra ! Heureusement, les apparitions d'Alice Cooper, du Velvet Underground ou Bowie sauvent la mise en même temps que notre âme en peine. Parfois, on se crée même nos propres références (ou pas ?) : est-ce que le mec du Chelsea Hotel à l'appareil photo ne serait pas un Mapplethorpe plus porté sur les nanas ? Ou le type qui passe des disques disco, le futur DJ Larry Levan ? 

Après NYC, c'est indéniablement dans les décors et costumes que se sont surpassés l'équipe. Il faut lire cet article de John Dunn qui dirige les costumes dans le NY Times ICI commentant ses choix ou celui-ci sur le même thème. Ce n'est pas quelque chose que j'ai regardé durant les 10 épisodes, c'est simplement quelque chose qui accompagne à la perfection l'histoire car dans tous les personnages, l'habit fait clairement le moine (il faut vraiment que je recense toutes ces expressions qu'on devrait interdire d'utiliser...). La jeune assistante à l'esprit punk (on voit clairement où tout cela va nous amener), le patron de la maison de disque et ses chemises violettes aux cols indécents, l'ancienne muse de la Factory qui sort de son époque bohème, la star du funk aux looks affriolants, l'associé de Finestra (le meilleur acteur de la série ?) en juif éploré... Les vêtements sont géniaux. Et je pense qu'on peut mettre un point à ce -déjà- trop long texte.













 












dimanche 24 avril 2016

Comme je m'ennuie de toi


Etre jeune et se faire une session Sheller, c'est franchement la passion.
/ et c'est le mood de mon dimanche /
Et attention, le post que je prépare parle d'amour et de Sagan : way too cheesy. 
/ et ce franglais est franchement insupportable /

mardi 19 avril 2016

Benjamin Biolay et son 'Palermo Hollywood' argentin


Voilà ce que j'ai dans les oreilles, nuits et jours. Alors que Biolay me déchire souvent le cœur et m'empêche de me concentrer (la faute à des paroles bien trop tristes et trop réalistes), cet album ne présage que du meilleur. 4 chansons ont déjà été dévoilé en attendant le 21 avril et je les aimes toutes d'amour, notamment Miss Miss ci-dessus. Hâte de découvrir l'ensemble de cet album aux sons argentins, pays qu'il a adopté depuis une dizaine d'années. C'est bon une belle chanson française.


vendredi 8 avril 2016

Le teaser de l'expo des Velvet Underground


OH MON DIEU comment j'ai beaucoup trop envie d'y aller.
Et évidemment, je vous en parlerai.
Thanks God it's Friday.

lundi 4 avril 2016

Concert : The Last Shadow Puppets à l'Olympia


*(une semaine pour écrire un putain de post, c'est quand même pas possible de procrastiner à ce point, non ? BREF)* Les voici de retour, après un album surprise en 2008, Alex Turner et Miles Kane ont vu les choses en grand. Communication ultra léchée, looks travaillés, promotion intense et vraie tournée pour cet opus nommé 'Everything you've come to expect'. J'ai donc pris ma place dans l'heure alors que j'étais au Cap et le sold out affiché quelques heures après m'a donné rapidement raison. Mardi dernier j'étais donc hystérique d'aller voir ce concert. Concert où, tout de même et pour la première fois, je ne connaissais pas les chansons. Il faut savamment aimer un groupe ou un chanteur pour y aller sans connaître ce qui va se jouer. Une seule certitude : ce sera bon. Et à chaque fois que j'ai Alex Turner devant les yeux, depuis que j'ai 13 ans, comme la certitude implacable que je vois l'Histoire de la musique s'écrire devant moi, l'impression géniale qui m'emballe en une note, de mater un génie sur scène. Ca ne me le fait que pour Phoenix et Alex Turner à vrai dire, qui ont, tous deux (groupe ou personne), une vraie élégance dans ce qu'ils font. Et il suffisait de regarder ce crooner d'Alex, à première vue complètement défoncé, user de sa guitare pour en avoir la certitude : ce type est génial.

Permettez-moi d'usez de mon égoïsme pour balancer une phrase aussi grotesque : la première fois qu'on s'est vu dans une salle, il a lâché un impertinent et débile "stop your fucking photos". L'ambiance était donnée, j'allais être folle de ce chanteur pendant plus de 10 ans. Et quand on s'est revu ce mercredi, à l'Olympia, j'avais la satisfaction de voir qu'on avait tous les deux grandis. Lui dans son perfectionnement (incroyable guitariste), moi dans mon apprentissage pour le démystifier. (non, vous ne pensez pas que ça ait marché peut-être ?) Je n'ai aucune objectivité tant les nouvelles chansons jouées ce soir ont eu pour moi un effet bien plus grand que les connues. Alors oui, j'ai failli pleurer durant 'My mistakes were made for you', parce que quand même j'avais 16 ans, mais j'ai tressailli sur l'incroyable 'Pattern', trépigné sur 'Bad Habits', presque crié au génie durant 'Dracula Teeth', approuvé encore une fois 'Aviation'... Ces deux compères aussi cons que drôles et crus à en croire les innombrables papiers parus sur eux m'épatent toujours. Et je n'ai pas encore percé leur mystère, à part celui de faire de la très bonne musique. *(et enfin, je conclue ce post après une trop longue absence)*


Photo Les Inrocks

samedi 26 mars 2016

Toi et moi, par Paradis


Mon dieu que j'aime Paradis depuis qu'une amie me les a fait connaître. Ils sont largement dans mon top 5 et avec cette dernière chanson qui tease l'album, c'est carrément la folie. Et l'amour. Bon samedi soir ! 

mardi 15 mars 2016

L'histoire de la fringue hip-hop, une histoire de la mode


J'ai découvert ce taser/bande annonce grâce à i-D (mais si vous savez, ce mag dingue anglais qui est arrivé en France grâce à un site - j'aime toujours leurs angles et leurs sujets, un vrai vent d'air pur pour les sites dédiés aux 15-30 ans. Bref. Et j'ai vu cet article "Ce que la mode doit au hip hop" et découvert ce documentaire primé à Sundance et sorti en octobre. J'ai débordé adoré l'interview, le site, la bande annonce, j'ai ensuite entrepris de le regarder parce que ça avait du sens. Ca prenait d'ailleurs le même point de vu qu'une Sophie Fontanel sur les fringues : cette histoire qui s'écrit derrière les fringues finalement qui ne sont que des possibilités d'expression. Exprimer qui tu es, ce que tu aimes, de quel groupe tu es et plus encore important pour le début du hip hop, d'être fier de son ethnie. C'est passionnant cette révélation qui passe par la fringue, cette histoire d'émergence d'un genre qui aujourd'hui est partout. Car le hip hop a aussi, littéralement, révolutionné la mode. Vous ne vous demandez pas pourquoi votre mère de 50 ans porte désormais des baskets ? Des speakers comme ils disent dans le docu ? Vous avez votre réponse. Je crois qu'il va falloir que je me plonge dans toutes les petites histoires qui ont créé la mode parce que j'adore ça : comment les influences, traditions, goûts, et surtout comment la jeunesse peuvent tous se mixer entre eux pour créer quelque chose d'unique. Un style. Un style capable de poser une emprunte indélébile sur la mode et de la transformer. Vous avez compris, tous les petits bichons qui parlent anglais (je ne l'ai pas trouvé en sous-titré, mais il doit y être sur Itunes), précipitez-y vous.

mardi 16 février 2016

Cerveau, Christine and the Queens et précurseurs : micmac et réflexion



Mon cerveau fonctionne par arborescence. Mais qu'est-ce qu'elle raconte vous dites-vous en lisant cette mauvaise accroche ? C'est juste que mon cerveau fonctionne rapidement, saute du coq à l'âne, est sans cesse en fonction : il réfléchit par association d'idées. J'ai mis longtemps à le comprendre mais désormais, je sais comment je fonctionne. J'avais des difficultés en maths à partir de la Première. Je n'en avais jamais eu, j'avais même pensé à faire S, parce que tout roulait mais en Première j'ai du prendre des cours particuliers pour me rapprocher d'un modeste 14. 
Le prof n'arrêtait pas de me dire : tu as la réponse et elle est correcte mais je n'ai pas ton cheminement. Ce qui me faisait passer au mieux pour une idiote chanceuse, au pire pour une tricheuse. Les maths, avant on te demande de comprendre et de donner le résultat mais, vient un temps où les calculs complexent se doivent d'être minutieusement détaillés. Et là je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas expliquer comment j'arrivais au résultat. Il était bon, mais mon cerveau le faisait tout seul. Comme s'il ne souhaitait pas me donner les clefs de mon raisonnement, il allait trop vite pour que je l'intellectualise. On me demandait de me concentrer comme pour ralentir le temps et entrer dans mon processus de réflexion. 
C'est exactement le même mal que j'ai eu durant mes études de journalisme : je suis fine observatrice, je fonctionne au feeling, je me mets très bien à la place des gens, je comprends s'ils sont gênés, orgueilleux ou expansif en un instant. Seulement, dans un article, vous ne pouvez pas vous permettre de dire "il était intelligent","il était préoccupé" ou "il était extrêmement timide" car ce sont des contre-vérités totalement subjectives. Il vous faut expliquer pourquoi, dire ce qu'on a vu et laisser le lecteur se faire sa propre opinion. Type, "sa jambe bougeait dans un mouvement perpétuel alors qu'il ne cessait, frénétiquement, de se tordre le pouce droit dans la main gauche tout en lançant des coups d'oeil à droite toutes les 35 secondes". 
Je caricature mais c'est, en gros, une description détaillée et non un ressenti. Evidemment, le feeling et être instinctive me sert énormément, surtout pour mener une interview mais il me fallait sans cesse décortiquer le pourquoi du comment j'avais ressenti ça. (je sais je sais, vous ne voyez toujours pas de lien avec le titre, ou pire, avec Christine and the Queens, et c'est là tout le problème de mon cerveau) 
J'ai donc appris à me connaître et je me suis forcée à m'expliquer et expliquer aux autres le fruit de mes pensées. Par exemple, ce qui est inscrit au-dessus m'est arrivé en un quart de seconde dans le cerveau après avoir pensé vous écrire sur Christine and the Queens mêlé à un post de Géraldine Dormoy sur Café Mode. Il me fallait donc vous expliquer, honnêtement, qu'il m'était parfois difficile de réguler mes pensées pour les restituer clairement, surtout quand il s'agit d'un blog et que je n'établis pas de plan à l'avance. 
J'écris littéralement ce qui me passe par la tête. Et si je ne m'en souviens plus au moment où mes doigts arrivent à un certain point, je zappe, j'écris ce que je pense ensuite. Un vrai bordel pour vous, j'imagine. J'envie terriblement les Emmanuel Carrère (que je lis en ce moment d'ailleurs) qui ont un sens de la précision et de la clarté délirante. Ses transitions me font pâlir d'envie ! Tant de mots et toujours pas le sujet.

Tout ça pour dire que parfois mes associations d'idées peuvent être tirées par les cheveux.
Tout ça pour dire que j'ai lu le post de Géraldine Dormoy qui a fait le jeu des questions/réponses sur son blog et qui a répondu à ses envies, ses prévisions, sa vie privée et ses icônes.
Tout ça pour dire qu'ensuite, j'ai regardé la vidéo ci-dessus de Christine and the Queens aux Victoires de la Musique qui m'a été conseillée par Jeune Fille Dérangée parce que son sentiment sur la question était partagé. Elle aimait la prestation tout en étant diablement agacée par l'interprète qu'elle savait chiante et pointilleuse et donc son regard mêlait l'artiste et son caractère pour finalement l'énerver tout net.
Tout ça pour dire que j'ai donc regardé la vidéo et qu'elle a fait écho à ce que je venais de lire chez Café Mode. Je le retranscris ici : "Plume parisienne: « Qu’est-ce qui te fais rêver ? » Des gens qui se sont créé leur propre monde et qui nous ont donné envie d’aller habiter dedans (Diana Vreeland, Irving Penn, Steve Jobs, Julian Fellowes…). Des pionnières (Vigée Le Brun, Gabrielle Chanel, Lee Miller, Hélène Lazareff, Françoise Giroud…). Des femmes d’aujourd’hui qui poursuivent leur but avec constance, cohérence et sans trop se la jouer (Céline Alvarez, Tavi Gevinson, Cate Blanchett…)."

Tout ça pour dire que soudainement, lorsque Christine and the Queens exécutait sa (géniale) chorégraphie dans une scénographie (génialement) minimaliste, elle ne m'apparaissait ni agaçante, ni bizarre, mais juste (vous l'aurez compris) géniale puisque totalement différente. Et que ce sont ces femmes que nous retenons, celle qui se lance en n'étant personne d'autre, en ne copiant personne d'autre, en n'essayant pas de ressembler à qui que ce soit. C'est souvent dur. Là encore mon cerveau me force à faire un parallèle et à m'amener à ma lecture du livre de Garance Doré qui raconte la réponse de Scott le Sartorialist quand elle lui disait qu'elle ne savait pas où elle allait et qu'elle ne voulait pas devenir une modeuse de plus : "Tu dois inventer ta propre définition du succès". C'est exactement ce que j'ai ressenti, et dans l'admiration de Géraldine Dormoy pour les figures citées plus haut, et dans cette performance de Christine and the Queens, et dans la lecture du livre d'une entrepreneuse digitale un peu perdue qu'était Garance Doré à l'époque.
Que Christine and the Queens énerve tellement les gens, c'est preuve que sa différence dérange. Quand elle choisit Booba pour une collaboration, le monde des médias et les fans sont littéralement en panique. On dirait presque l'effet Beyoncé et son nouveau clip
Christine and the Queens me fait un bien fou, me fait également l'effet d'un petit génie : un pantalon noir signé Ami et un tee shirt blanc, pas de maquillage et une danse ni sexy cul à l'air ! Je dis oui ! C'est ça la féminité que j'admire, sans code, sans fard. C'est ce genre de nana que j'aimerais que mes filles adorent. Ces nanas qui se contre-foutent d'être hétéro ou homosexuel, qui chante pour être engagée et non pour se pavaner en lingerie. C'est un vrai vrai souffle et un bonheur de mater une nana comme ça se produire aux Victoires de la musique dans une telle mise en scène. Je suis sous le charme complet. Et oui, tout ça pour ça.


lundi 15 février 2016

Five Minutes de love.


C'est la chanson qui résonne dans ma tête depuis novembre et m'a vraiment accompagnée durant mon mois OFF. Alors pour ce début de semaine gris, je voulais vous la faire écouter. Je l'adore.

Et c'est une très bonne musique pour faire la fête, donc pour fêter l'anniversaire de Papapoulos. Bon anniv meilleur papa du monde -

jeudi 31 décembre 2015

The Last Shadow Puppets are back



Vous vous souvenez de The Lash Shadow Puppets ? C'est un de mes groupes préférés. Problème, ils n'ont qu'1 album (sensationnel) à leur actif. Les voici de retour pour le printemps 2016 avec un nouveau teaser; Cette fois-ci, je ne les manquerai pas en concert. Et si avec ça, on ne passe pas un bon réveillon...

Dansez bien.

lundi 30 novembre 2015

M.I.A. s'attaque aux frontières



Si M.I.A. a toujours été une artiste engagée, son dernier clip traite du sujet des migrants avec ce titre Borders, littéralement frontières. La musique de cette chanson ne m'emballe pas plus que ça mais me fait réagir. Lors d'une radio éphémère créée par Christine & The Queens et Nekfeu la semaine dernière (GoodmorningParis, sacrément chouette, je l'ai écouté 6h l'après-midi soit sa durée totale de vie), les artistes ont parlé d'engagement et j'avoue être un peu déçue de ce côté là. Personne ne s'engage plus. Alors le clip de M.I.A. tombe vraiment à pic. A voir.

mercredi 21 octobre 2015

Drake danse et casse Internet


Sorti à peu près en même temps que la bande annonce de Star Wars, le clip Hotline Bling de Drake a "cassé Internet" comme on dit. De nombreuses parodies, sites et comptes Twitter ont moqué la danse de Drake. Génie, fourire ou kitsh, à vous de décider ! Moi j'a-dore. La preuve en gifs /








lundi 19 octobre 2015

Soirée tropicale -2 Playlist Tropicool



La description de notre soirée Tropicool continue avec la Playlist concoctée par mes soins et ceux, plus érudits, de Marie-Lou, petit génie musical qui officie chez O de L'Obs. Ne vous fiez pas aux deux trois premières musiques plutôt "fête du village" passant Les sunlights des tropiques ou Il Tape sur des Bambous... Non, non, mais il faut bien commencer par mettre une ambiance conviviale. Descendez jusqu'aux trésors d'Ibeyi, Ballake Sissoko, Romare ou Mount Kimbie. Si vous avez envie de musiques joyeuses pour vous déhancher et passer une bonne soirée : la voici !


samedi 26 septembre 2015

Les graphistes revisitent la programmation Rock en Seine 2015









Chaque année, l'espace où sont dévoilées les affiches revisitées par des graphistes me passionne. J'adore, j'adore, j'adore, autant leurs travaux que leurs propositions. Et chaque année, j'achète leur livre regroupant toutes les affiches réalisées par de talentueux graphistes. Chaque année, ça m'inspire.

vendredi 25 septembre 2015

Le nouveau clip de Christine and the Queens : No Harm is Done



Ahhh Christine. Elle commençait à manquer sur ce blog qui lui a tant de fois rendu hommage. Oui mais. Oui mais j'ai -enfin- vu Christine alias Héloïse la nantaise en concert lors du festival We Love Green. Et j'ai été déçue. Oui déçue. Impossible me diront les initiés, c'est sur scène qu'elle prend toute sa valeur. Et bien j'ai été désenchantée de ne la voir que de loin. Je ne la voyais pas, à peine son jeu de scène, sa chorégraphie millimétrée. Seules les lumières -qu'on aperçoit d'ailleurs dans ce clip- dansaient dans les airs accrochées à des fils transparents, d'où l'impression d'apesanteur. L'ensemble, j'en suis certaine, devait être à tomber d'amour mais j'étais située si loin que tout m'a échappé. Résultat je n'avais que sa voix à écouter et un seul constat à avouer : ce n'est pas franchement son chant qui vaut à Christine and the Queens d'être appréciée. Alors Christine boycottée ? Pas du tout.

Quand j'ai vu ce clip -tout nouveau- je me suis dit que c'était le moment opportun pour évoquer ce que j'adore chez elle et qui ne comprend absolument pas sa voix. C'est tout son univers, qu'elle amène avec elle. Brio, précision, minimalisme et costumes à tomber sont les diverses marques de fabrique de l'énigmatique Heloïse. Certains la disent impitoyable, pointilleuse, chiante, d'autres détestent sa musique, sa présence médiatique -Les Inrocks en font peut-être un peu trop sur leur protégée- et cet univers faussement intellectuel. Moi je vote pour et comme l'amour n'a pas d'à peu près, je prends tout le package. C'est une fraîcheur dans le paysage français, je ne vais pas renouveler le débat avec un tel constat, mais il est pourtant vrai. Qui peut se vanter, à part un Julien Doré, d'avoir apporter un renouveau à la scène française dans le milieu si concurrentiel de la pop ? Certes ses interviews sont teintées d'un ton politiquement gaucho et faussement désinvolte mais véhiculer un tel message fait énormément de bien. Une chanteuse en costume paris ! Enfin ! Pas besoin de montrer sa culotte pour se faire accepter. Des cheveux en bataille, un regard nude, un physique qui ne se cache pas : mille fois oui. Et cette danse si particulière et a des années lumières du pole dance, encore oui ! Enfin, son minimalisme et son regard artistique m'enchantent. Tant mieux, c'est elle qui avait gagné le meilleur clip aux Victoires de la Musique si je ne me trompe, c'est que ce type de graphisme plaît à la majorité. Et c'est encore tant mieux. Un signe de changement, peut-être.

lundi 10 août 2015

Just Kids et la sensibilité de Patti Smith

Couverture du livre, Patti et Robert pour leur deuxième anniversaire à Coney Island


C'est compliqué de quitter un livre. Encore plus un livre qu'on a aimé. Alors pour en faire le deuil, car mon emploi du temps "livres" est on ne peut plus chargé - je vous en reparlerai -, j'ai voulu écrire. Quoi de plus normal après la lecture d'un texte de Patti Smith ?
Je ne sais moi-même pas où je veux en venir, j'ai juste besoin d'en parler. Quoi de plus normal que de vous livrer mes pensées ici ?

"Just Kids" de Patti Smith était dans ma bibliothèque depuis un bon bout de temps. Allez savoir pourquoi je ne m'y étais jamais précipitée. Patti Smith a évidemment rythmé mes nuits d'adolescente avec "People have the power" et "Because the night", c'est vous dire le plus de culture que j'avais sur sa personne (ces deux chansons étant ses deux tubes). Elle avait également fait partie de ma connaissance de Bob Dylan, phase que j'ai entretenu durant tout mon lycée. Nommée la Bob Dylan au féminin, je ne la connaissais que par le culte qu'elle portait au même chanteur que moi. A part ça, je la connaissais par son look... si emblématique. Mais le profil que je m'en faisais s'arrêtait tout net là.

Hall Street, Brooklyn, 1968

C'est donc sans appétence particulière que j'ai ouvert les pages de "Just Kids" un jour avant mes vacances, le vendredi. Autant vous avouer tout de suite que le dimanche, le livre était terminé et des larmes avaient coulé. Je ne suis pas critique littéraire et je ne sais pas comment l'exercice doit se dérouler. Tout ce que j'ai envi de vous raconter, c'est l'effet que m'a fait ce livre. Les frissons que j'ai eu, littéralement, en le parcourant. Et le monde que j'y ai découvert.

"Just Kids" évoque la relation entre Patti Smith et Robert Mapplethorpe. A part la rétrospective, que j'ai loupé au Grand Palais et désormais je m'en mords les doigts, et ses photos de fleurs ultra-sexuelles, Mapplethorpe m'évoquait ce type un peu effrayant en noir et blanc derrière une canne surmontée d'une tête de mort. C'est vous dire dans quel état de naïveté, j'entamais ce livre. Je souhaite y rester aujourd'hui alors que j'ai terminé le livre car ce qui m'a importé durant ma lecture c'est cette amitié, franche et sincère, entre les deux protagonistes. Après avoir écrit ce texte, et connaissant mon tempérament pour l'obsession, je m'engouffrerai dans des textes et interviews qui me feront certainement découvrir la part obscur de ces deux êtres. En attendant, aucune objectivité, je jette mon âme dans ce livre si poétique.

23e Rue Ouest, escalier de secours, 1970


Je ne vais pas vous raconter le livre, lisez leur histoire elle est merveilleuse, romanesque, épique et orageuse. Evidemment c'est aussi leur histoire qui sert la prose de Patti Smith, la séduction de Robert, son immense intelligence et leur attraction indéniable. Mais non, je ne vais pas vous raconter à quel point ils étaient exceptionnels. Je vais vous raconter l'écriture de Patti, cette poète incontestée qui n'en avait clairement rien à faire de devenir chanteuse. J'ai l'impression de reconnaître les êtres d'exceptions qui sont sexy à souhait "dans leur cerveau". Patti Smith, comme Bob Dylan ou Eddie Sedgwick avant elle, m'a fait l'effet d'une bombe de culture et de délicatesse. Son phrasé est simple - et dieu que pour une nana qui tente en vain de gagner sa vie "en écrivant", je reconnais que l'exercice est périlleux, la difficulté se trouve dans la simplicité - descriptif et nourri d'une sincérité sans faille. Elle n'esquive rien, on sent bien qu'elle se met à nu mais elle sait rester pudique et élégante. Comme lorsqu'elle évoque son mari, Fred Sonic Smith et qu'elle m'arrache une larme : "De celui qui allait devenir mon époux, je dirai simplement ceci : c'était un roi parmi les hommes, et les hommes le reconnaissaient." Tout son ouvrage est teinté du même rythme : la vérité sans aucun jugement. Elle ne juge jamais Robert Mapplethorpe, l'homme de sa vie et grand photographe mort du Sida en 1989. Elle raconte la misère et la faim, les junkies du Chelsea Hôtel, le tapin de Robert, les gobelets remplis de pisse dans sa chambre d'hôtel, la tromperie de son ex musicien, sa rencontre avec Ginsberg ou encore sa rencontre avec Bob Dylan avec une grâce infinie. Non mais qui parlerait de pisse dans un gobelet avec une telle délicatesse, un tel mystère et un sens du romantisme indéniable ?





Trois portraits de Patti Smith par Robert Mapplethorpe

Elle égrène également son livre de rencontres. Et pour une nana qui a scanné tous les livres de cette époque avec attention, j'adore qu'on me raconte Jim Morrison, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Andy Warhol ou la Factory, Bob Neuwirth... quelle époque. Au Chelsea Hôtel où elle griffonnait de la poésie, Patti Smith a eut comme professeurs Gregory Corso, Allen Ginsberg et William Burroughs. Elle vient à vous faire penser qu'à 23 ans, vous avez clairement raté votre vie. Je me suis donc promise de lire et relire ces trois poètes. Bref j'ai été ravi de lire ce livre, de m'y pencher et d'en rêver. La nuit dernière, j'ai fait un rêve dément avec Patti Smith et je suis certaine qu'elle aurait aimé l'idée.

Enfin, petit questionnement de ma part, comment peut-on avoir une telle mémoire ? Comment peut-on retranscrire de telles dialogues ? Comment peut-on pointer certains moments comme décisifs ? Je sais bien qu'elle cite souvent ses carnets, qu'elle a du relire et relire. Mais dire qu'à ce moment où Robert Mapplethorpe prononce ces mots, bim, ils se font confiance, ou sur telle phrase, ils savent que c'est un accord tacite pour la vie ou à ce moment-ci, elle a été mis sur la voie du rock'n'roll... Et j'aurais mille exemples dans ce genre qui, en bonne journaliste que je suis, me faisait me demander d'où tirait-elle ça ? Comment s'en souvenait-elle ? Elle a donc souvent piqué ma curiosité par sa très grande exigence de rendre son vécu intact.

Et aller savoir pourquoi, la lecture de ses mots, son phrasé et son rythme, m'ont bien souvent fait frémir et tressaillir. Parce qu'on assiste à une histoire d'amour poignante, à deux destins hors normes, à la création d'un livre témoignage par une poétesse punk.