Affichage des articles dont le libellé est Superwomen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Superwomen. Afficher tous les articles

mercredi 28 décembre 2016

Vera Rubin, mère de la matière noire, déboite


Il y a des nanas qu'on devrait étudier en classe puis porter en héros. Au lieu de ça, dans la conscience universelle occidentale, nos héros sont des mecs. Tous. Je lis le "Deuxième sexe" de Simone de Beauvoir et elle ne cesse de répéter (en 1949 donc) que jamais une femme n'a changé la face du monde. Dur à lire, facile à croire. Et si les hommes peuvent nous donner la même ambition pour "faire comme eux", le message d'une nana héroïne dit : "tu peux le faire puisqu'une femme l'a fait" mais surtout "tu peux le faire à ta manière". Alors, lorsque j'ai vu que Vera Rubin était morte le 25 décembre je me suis dit qu'il fallait que j'en parle. 

Evidemment, j'aimerais tout autant parler de Carrie Fisher, connue pour son rôle de la princesse Leia dans Star Wars car 1- elle fait partie de ces héroïnes de film qui m'ont laissé croire que je pouvais être une princesse / cowboy, avoir sale caractère et tuer des stormtrooper ou qui m'ont construit une vision où je pouvais être l'égale de l'homme. 2- car elle est bien plus que ça. Bien plus qu'une princesse qui a eut le courage, à 19 ans, de dire non à Brian de Palma pour le rôle qu'elle avait décroché chez George Lucas. Bien plus que son personnage de Leia. Carrie Fisher est une féministe. Mais je ne vous en parle pas car il vous suffit de lire les innombrables et bons articles que la presse a fait aujourd'hui sur elle. Si cela vous intéresse, allez lire la lettre de Carrie à son double Leia, hilarante, lucide et bouleversante. Fouillez pour trouver ses citations féministes et engagées, découvrez-la au-delà de Star Wars. Dénichez ses shootings où toute son intelligence et son aplomb transpercent la photographie. Cette femme était géniale.


Vera Rubin est morte à 88 ans, pour la plupart d'entre nous son nom reste inconnue alors qu'elle est la mère de la matière noire (elle a confirmé et prouvé les données de Fritz Zwicky). Une vie de scientifique à l'époque où les femmes ne pouvaient pas y prétendre. Pourtant, à lire les hommages, itw ou regarder les différentes vidéos, elle est si douce, ne se plaint de rien et prône même une vie professionnelle à mi-temps : elle rentrait chaque après-midi à 15h pour s'occuper de ses enfants. Wonderwoman née en 1928 que nos enfants devraient tous connaître voire étudier voire vénérer.


Lisez l'article de Libé sur Vera Rubin en tant que pionnière et femme dans le monde scientifique.


lundi 7 novembre 2016

Le féminisme, un nouvel engouement


Aujourd'hui. En Une du Libé, le collectif Les Glorieuses s'inspirent des islandaises et proposent / demandent aux françaises de s'arrêter de travailler à 16h34 le 7 novembre. Pourquoi ? Parce qu'à partir de maintenant (de cette heure-ci précisément) on bosse gratis GRATOS gratuitement. (Evidemment, ce post a été programmé à cette heure-ci.- Après les calculs d'une moyenne, voici l'heure à laquelle les deux sexes se divisent. Et avec cette annonce, pléthore d'articles sur le sujet. Comme si, soudainement, ils me sautaient aux yeux. Étaient-ils si nombreux sur le sujet auparavant ? Revue de presse des choses à lire et extraits. Sinon #lisezdupapier et achetez Libé.



"« Depuis le début des années 2010, on note un renouveau des luttes pour les droits des femmes, confirme Françoise Picq, historienne du féminisme. Le problème, c’est que cette mobilisation risque de ne pas être pérenne si elle n’est pas suivie de politiques publiques. C’est l’éternelle question sur le devenir des mouvements sociaux, comme Occupy Wall Street ou les “indignés” en Espagne. »
Quelque chose a changé dans la tolérance à l’égard du sexisme. L’opinion publique s’indigne d’événements qui n’offusquaient pas grand monde jusque-là, à part les féministes."


"On pourra toujours ironiser en disant que le féminisme ne veut plus dire grand-chose à force d’être récupéré. Reste que ces nouveaux engouements sont les signaux d’un changement plus profond. Mariette Sineau : «S’il est récupéré, prononcé, c’est quand même une forme de victoire, tant il a longtemps fait l’effet d’un épouvantail.» D’autant que le féminisme apparaît comme moins monolithique que dans les années 70, où seul le Mouvement de libération des femmes (MLF) surnageait."


"Si rouge à lèvres, talons, et autre t-shit estampillés «féminisme» (et tant pis s'ils sont fabriqués par des femmes dans des conditions atroces) figurent en si bonne place dans ce féminisme bon teint, c'est parce que ça obéit à la même logique que celle martelée par «le salon des dames»: il faut se situer «entre féminisme et féminin». Il y aurait une zone grise sous-exploitée beaucoup plus apaisée. Une zone dans laquelle on dirait qu'on est des femmes et qu'on veut plus de droits, mais on le demanderait poliment en brandissant un panneau «promis juré, on ne vous veut pas de mal, et on va continuer à s'exciter sur la fashion week et à trouver que Michelle Obama est powerfull mais super lookée quand même dans sa robe Alexander Mc Queen, même que j'ai fait une quiche au thon pour mon mari»."

jeudi 3 novembre 2016

ITW Télérama de Cécile Denjean pour “Princesses, pop stars et girl power”

Première lecture -




"Je ne dis pas qu'il n'en reste rien. Quand j'étais petite fille, c'était la honte d'être en rose, parce que c'était gnangnan. Les petites filles d'aujourd'hui disent « je suis en rose, je suis une fille et c'est super ! ». De ce point de vue, la folie des princesses, c'est déjà du « girl power », parce qu'on est fière d'être une fille. La vraie question, c'est la signification du mot « power » !

Parce que, finalement, la plupart de ces filles trouvent normal d'être payées 30% moins cher que les hommes, et pas normal d'aller réclamer quoi que ce soit au nom de l'égalité des sexes. On a perdu le côté politique, on se retrouve dans des stratégies personnelles, comme dans la série Sex & the city, où c'est chacun pour soi, ou, à la rigueur, pour soi et les copines. Il n'y a pas de mouvement politique, pas d'idée d'une lutte collective. Les Riot Grrrl, elles, montaient sur scène pour revendiquer de manière publique et globale qu'elles avaient le droit de se mettre en minijupe sans se faire violer.

Les Femen et les Pussy Riot sont dans ce sillage-là, mais pourquoi faut-il absolument que les Femen se mettent à poil pour être entendues ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, si une femme ne se met pas à poil, on ne l'écoute pas ? C'est quand même aberrant d'en arriver là, et de se dire que c'est l'apogée du féminisme."

Itw de Cécile Denjean par Télérama, à lire !
Et plus qu'un jour pour découvrir son documentaire “Princesses, pop stars et girl power” sur Arte Replay.

mercredi 2 novembre 2016

You Go Girl !


Olala comme j'ai honte de reprendre le clavier ici, mais je ne vais pas vous servir mon discours habituel du "ça y est je reviens", "oui j'étais partie mais je vais enfin écrire". La fin du mensonge ahahah. Je me cherche un peu sur ce blog qui était certainement le blog d'une certaine époque et je ne sais pas vraiment où je veux aller. Continuer à tout mélanger, prendre ça comme un carnet perso de tous mes coups de coeur, ou investiguer quelque chose de plus léché, plus sérieux, plus journalistique ? Aucune idée. Et pour ne pas me freiner, je vais expérimenter. Vous m'avez toujours suivi, et commentez d'ailleurs beaucoup plus les sujets jugés "profonds" et non pas la dernière collection de ZARA. J'ai envie de tenter des choses, peut-être d'en raconter ici l'envers du décor. On verra. En attendant, je vais me lancer dans deux trois projets qui auront certainement une caisse de résonance, ici, avec vous.

Il faudrait des lignes et des lignes pour expliquer la semaine qui m'attend, le pourquoi du comment de mon envie, mais je vais faire court : je vais me jeter dans le grand bain du féminisme. (C'est vraiment con dit comme ça, on dirait que je vais manger du McDo pendant une semaine. Mais lisez, il y a moins cliché derrière.) Tenter d'y voir plus clair, d'y mettre ma propre définition, de comprendre tous les courants, de me positionner. Bref, je vais me pencher sur le sujet. Et comme j'ai l'esprit de contradiction, les trois réactions que j'ai eu à cette annonce me donnent davantage envie de plonger dans les polémiques et de foncer. Seule une réaction était parfaite, c'était celle de Patach', mais je vous raconterai.




Quand on prononce ce mot, on a presque l'impression de balancer soit une insulte à la gueule de quelqu'un, soit quelque chose de mystique auquel on ne peut pas toucher. Alors que pour moi, le féminisme, c'est tout l'inverse : juste un mot qu'on devrait être fier d'utiliser, un concept simple dont tout le monde devrait se revendiquer. Comme être politique, être féministe ne devrait pas être l'apanage d'une certaine catégorie de personnes coincée dans ses préjugés. Pour moi, on devrait tous l'être, le revendiquer et apprendre à le connaître. J'ai donc programmé de nombreuses conférences durant plus d'une semaine sur le sujet, des documents à visionner, une série et trois livres à lire pour une incursion toute personnelle dans le monde du féminisme. C'est sans aucune arrière pensée, aucune envie de taper sur qui que ce soit, de critiquer ou de caricaturer. C'est moi qui depuis un an a l'impression de me faire mitrailler par ce terme. C'est moi qui suit la campagne américaine et ai envie de crier sur Trump. C'est juste moi qui grandis et qui comprends ce qu'est d'être une femme, dans toute sa magie, certes, et son injustice. C'est moi, qui avais l'impression que je pourrais être tout ce que je voulais être et qui me rends compte de la place qu'on veut donner aux femmes, insidieusement évidemment. Et finalement, c'est moi qui ai juste envie d'approfondir mes connaissances, d'entendre un discours qui me plaira ou non...




Lorsque je l'ai dit à Mamounette, j'ai eu le droit à un regard apeuré. Parce que pour nos mères, ou certaines d'entre elles, féminisme est égal à femmes aux cheveux courts qui veulent castrer leurs conjoints. Je trouve ça triste de le prendre ainsi. Pour moi, c'est juste vouloir l'égalité entre femmes et hommes et savoir qu'on n'y est pas. Ce n'est pas une bataille. Ce n'est pas tuer l'homme pour avoir une place, c'est juste combattre des clichés pour continuer de s'émanciper. Comme si pour réussir son couple, il fallait faire profil bas et ne rien réclamer. Je n'ai pas l'impression d'être chiante ou de demander la lune quand j'estime qu'un mec doit me parler comme à un autre être humain et pas comme à un corps composé d'un vagin... Comme si pour plaire à un homme, il fallait avoir ce profil de nana lisse. Tout le monde sait que c'est plus compliqué et plus nuancé.

Lorsque je l'ai dit à un pote, il m'a dit que les féministes se partageaient en deux : "Les frustrées et les curieuses. Donc on va te mettre dans la catégorie des curieuses, c'est plus sympa." Fou, je me suis dit, cette représentation du féminisme. J'imaginais déjà l'image qu'il se projetait dans son cerveau, au choix les Femen seins nus ou la militante habillée en mec. Ce qui existe effectivement. Mais pourquoi toujours tout mettre dans des cases ?...

Lorsque j'en ai parlé à une amie "dite féministe", elle a répondu que c'était marrant parce que je ne "l'étais pas" quand elle m'avait rencontré. Qu'est ce que ça veut dire ? Que je dois passer un CAPES pour être féministe ? Avoir l'aval de nanas qui se font tatouer Simone sur l'avant bras ? A l'opposée des deux réactions ci-dessus mais toute aussi conne puisqu'elle aussi dédiée à me mettre dans une case. A mon avis, je n'ai pas à aller dans la rue pour le prouver, je fais bien assez dans ma vie, dans mes propos, dans mon couple pour l'être, sans avoir besoin d'être adoubée par qui que ce soit. Sectaire la féministe ? Je ne pense pas.

Rien que pour cette première entrée en matière, je dirais qu'être féministe, c'est œuvrer pour que ce mot n'en soit plus un gros ni même un cliché, qu'il soit juste un adjectif positif et divers, partagé entre hommes et femmes.




Seul Patach s'est retourné vers moi dans la voiture alors que passait une chanson que j'aimais tant. Il m'a dit qu'il était fier que je m'intéresse à ces choses-là et que j'avais raison de chercher à approfondir mes connaissances si j'en ressentais le besoin. Qu'il était avec moi, qu'il trouvait ça normal et qu'il pensait pareil. Comme quoi...

Alors, vous êtes prêts pour un déferlement de propos de nana frustrée ? Ahahahah.

mardi 27 septembre 2016

Victoria, une nana du 21e siècle


Putain ça fait du bien ! Et oui, on a même envie d'utiliser des "putains" à gogo pour décrire "Victoria", film de Justine Triet au scénario simple (la vraie vie) et au dialogue délirant. Mais surtout, on crie de joie à mesure que le film passe, on a envie de sauter sur le fauteuil rouge du cinéma et de crier à ceux qui penseraient que la réalisatrice pousse un peu loin : "Mais regardez-la la femme du XXIème siècle !" "Victoria" est un sacré foutoir, un film vibrant et vivant qui suit Virginie Effira qu'on m'avait vendue magistrale et que je trouve surtout juste dans sa quête de vivre sa vie. Avocate, mère célibataire de deux filles, un ex qui parle d'elle sur un blog, des baby sitters qui frôlent le burn out tant elle est absente et un métier éreintant où elle prend plus de plaisir qu'au lit. Si je n'ai pas l'audace ni l'orgueil de me prêter au jeu du critique cinéma que je ne suis pas, j'avais vraiment envie de prendre mon clavier pour dire que j'ai adoré ce portrait de femme. Je me suis même imaginée, un cours d'histoire en 2250, le monde a bien changé, et les étudiants prennent note devant ce film centenaire pour étudier la femme du XXIème siècle. 

Elle est looseuse, elle est égoïste (au même niveau du Lena dans Girls), elle drague, elle couche, elle gagne sa vie, elle gère ses mômes, elle invite des inconnus dans sa chambre, elle est débordée, elle est submergée, elle voit un psy, elle voit une voyante, elle pense trop, elle est bordélique, elle est sexy, elle fume trop, elle prend des médocs, elle mange mal... Mais qu'est-ce que ça fait du bien ! C'est en la voyant évoluer pendant tout le film que tu réalises le nombre de clichés à la con qu'on te fout sous les yeux constamment. Attention, je ne dis pas que j'aspire à ça et à ce modèle. Qu'à force de vouloir être libre, je veux qu'on puisse me foutre la paix dans ma chute et tomber très bas. Je dis juste qu'une nana nature, c'est beau à l'écran, c'est vrai et c'est un sacré bordel. 



mercredi 20 avril 2016

Les filles en Rouje de Jeanne Damas


Jeanne Damas c'est qui ? Pour vous peut-être personne, pour moi, une nana de mon âge que je suis sur son blog (devenu un tumblr de photos Kodak) depuis mon arrivée à Paris. Au départ, c'était juste une nana canon qui s'habillait à merveille et que j'aimais suivre (Instagram n'existait pas), elle publiait sa vie, ses soirées, ses copains, à la manière d'un blog à l'ancienne comme on en a tous eu (hello les généralités sur la génération Y ou Z). Elle était au lycée quand je suis arrivée à la fac, à Paris, je me souviens la croiser dans des soirées ou dans la rue et adorer son "attitude". Alors oui, ce côté Jane Birkin ou Charlotte Gainsbourg est évidemment surprenant, voire cultivé, mais plus que tout, j'aime sa désinvolture toute parisienne. La nana a percé et est resté, devenant une sorte de modèle parisien pour l'étranger et petite it-girl en France. Une robe chemise, un tee-shirt blanc et un jean, une veste et... du rouge à lèvre, toute sa signature : la simplicité. La voilà partie pour sa journée et sa soirée, l'air un brin sexy et jamais trop apprêtée. Elle fait partie de ces "icônes" (le mot est bien trop fort mais j'en viens à l'explication) qui ont façonné mon image de la femme que j'aimais et donc, par répercussion, ma propre image. Du moins, l'idée que j'en avais et que je voulais en avoir. Ce look effortless d'une nana qui n'en fait jamais trop et qui caractérise d'ailleurs toutes mes amies parisiennes. A 18 ans, ça m'a subjugué. Chez nous (it means : à Nantes) les nanas étaient sur leur 31 pour aller boire un verre, over-maquillées et perchées sur des talons. Je n'ai jamais été à l'aise avec ça. Paris m'a libéré, m'a permis de danser jusqu'au bout de la nuit en basket défoncé et parce que j'avais mis du rouge à lèvre et une jolie veste, j'étais assez habillée. Le paradis en somme. Et cette nana, bien qu'elle soit vivement critiquée parce que it-girl et donc parce que "sans emploi" comme on l'entend traditionnellement, m'a toujours inspiré. Je ne la connais pas et je ne la juge pas, j'aime juste sa fraîcheur et sa sensualité dénuées de toute vulgarité, sa coupe de cheveux régulière et constante, son amour des basiques et finalement, sa percée dans le monde de la mode.
Car oui, on est censé parler de Rouje ici. La marque mode de Jeanne Damas qui a débuté avec un e-shop samedi ou dimanche dernier il me semble. J'ai déjà craqué pour des pièces. Logique. Sa garde-robe a tant fait parler, on lui a tant demandé de dessiner des pièces pour certaines collections "lui ressemblant" qu'il était censé de se lancer dans une telle aventure. J'espère qu'elle durera !



















vendredi 22 janvier 2016

Découvrez la génération Y vue par Emmanuelle Duez


Grâce au toujours très instructifs cafés gourmands de Géraldine Dormoy sur son blog, j'ai découvert Emmanuelle Duez, ses papiers, sa réthorique et sa prestance de jeune entrepreneur. Dans ce Forum elle réalise un joli discours sur cette satanée génération Y dont je "fais partie" et offre un superbe regard sur cette tranche de la population malmenée des médias. A regarder donc. Et n'hésitez pas à en découvrir plus avant que je vous en parle plus en détails dans un futur proche.

dimanche 27 décembre 2015

Papier cuisine pour ChEEk : les femmes en cuisine !


Dimanche lecture avec mon papier enquête pour le magazine ChEEk sur le peu de femmes à la tête de restaurants étoilés : pourquoi alors que les filles sont désormais aussi nombreuses que les mecs dans les prestigieuses écoles de cuisine françaises ? Réponse dans ce papier que j'ai adoré faire, tant pour parler avec le Fooding qu'avec de jeunes chef ou de jeunes élèves au caractère bien trempé. J'espère qu'il vous plaira et instruira autant que l'écrire m'a plu.

mardi 8 décembre 2015

Papier mode pour ChEEk : et si les hommes nous rendaient notre liberté ?


Dans un certain cadre scolaire nous avons collaboré avec le pure player féminin ChEEk Magazine autour du sujet "Femmes et pouvoir", avec une collègue et amie nous avons traité d'un sujet mode en nous demandant si la majorité d'hommes à la tête de maisons de mode n'imposaient-ils pas un diktat aux femmes dans leur manière de s'habiller et donc dans leur représentation. La réponse est ici, dans cet article mode que je vous invite, évidemment, à lire !

lundi 24 août 2015

Envie de courbes et de formes

Ceci n'est en rien un texte féministe ou irrévocable, c'est un sentiment qui est monté depuis quelques semaines, alors qu'il atteint son apogée, j'ai vraiment envie de vous en parler. Le problème, c'est qu'en débutant ces lignes, je ne sais pas où je veux en venir. Ou plus précisément, je ne sais pas comment je vais le formuler pour m'expliquer. Parce qu'après tout, mon constat et mon message sont simples : je n'en peux plus de ne pas voir de filles normales dans mes magazines, blogs, Pinterest, sites internet, pub et sur mon Instagram.

Clémentine Desseaux pour American Apparel

A 23 ans, se construire, découvrir son corps, sa féminité, l'entretenir est une étape chaotique. Je me serais volontiers transformée en petit mec si j'en avais eu la possibilité tant ce que la société semblait exiger à une femme me paraissait incommensurable. Je n'ai pas eu de maladie de type alimentaire, ni vraiment de gros problèmes même si j'ai consulté une fois un diététicien draconien à un jeune âge. Dans ma famille, notre métabolisme ne nous a pas gâté. Si on s'enfile une pizza ou un hamburger, ça se voit sur la balance. D'ailleurs, si vous osez vous faire un entrée-plat-dessert, ça se verra aussi sur la balance. D'autant plus quand on vieillit -et donc que l'on maigrit moins facilement. Je sais que nombre de personnes ne croit pas au métabolisme et à notre système de digestion ou de consommation de calories. Je peux simplement vous dire que quand vos meilleures amies mangent la même assiette que vous, plus des tartines de Nutella le matin et des Sneakers l'aprem et pèsent 10 à 15 kilos de moins, vous vous faites une raison. C'est la vie. Nous ne pouvons pas manger pareil. Je l'ai appris. L'avantage d'observer des centaines de régimes à la maison, c'est qu'en partant du domicile parental, vous êtes rodés pour votre vie : pas de pâtes mais des pâtes complètes, beaucoup de lentilles, beaucoup de salade, les légumes détoxifiants, les légumes 0 calorie etc, vous apprenez à savoir si les féculents vous font du bien, comment vous réguler les lipides et comment faire une detox. A 20 ans vous pourriez donc tenir un blog régime -ce dont je n'ai, n'ayez craintes, pas l'intention !

En grandissant vous changez et vous apprenez que votre corps est celui que vous allez garder tout au long de votre vie, une membrane a entretenir et choyer. S'hydrater la peau tous les jours ne vient pas tout seul quand vous êtes une adolescente... Je ne me maquille pas, je ne raffole pas des produits de beauté, ne vais jamais chez le coiffeur, je suis une tare pour toutes les coquettes de ce monde. Néanmoins pour mon corps, je ne me néglige pas. Avouons que ce fut ce qu'on appel tout de même, un véritable apprentissage. J'ai trouvé dans la lecture de certaines journalistes comme Lili Barbery Coulon ou Géraldine Dormoy ou même Garance Doré -des noms qui reviennent souvent sur ce blog- des pensées qui m'aident à grandir loin de ma mamounette avec qui j'aurais pu échanger sur ces sujets au quotidien. Ces femmes ont davantage 40 ans que 20 ans, mais tout de même, je me retrouve mieux en elles que dans mes accolytes "youtubeuses" qui expliquent aux jeunes filles mille et une astuces beauté dont je ne retiendrais jamais le nom... Parce qu'elles ont un regard bienveillant sur leurs corps, ces femmes m'apportent énormément et amenuisent ces angoisses de post-adolescence souvent très dures à gérer. Tout simplement parce qu'à 20 ans, on ne se connait pas encore si bien et que l'on souhaite que son corps ressemble à toutes les autres. Nous n'avons ni conscience de notre pouvoir de séduction, notre charme, nos mimiques, nos habitus... Notre enveloppe corporelle se résume à notre reflet figé dans le miroir. Et bien qu'étant très heureuse de mon corps -du moins apprenant à l'être-, il ne correspond pas vraiment à celui de Karlie Kloss que je me farcie littéralement partout ces derniers temps. Sachez que je n'ai rien contre Karlie Kloss. Ce qui m'angoisse, c'est de la trouver plus belle qu'une Lena Dunham (ci-dessous). Mon cerveau déraille.





Après toutes ces lignes, nous y voilà : pourquoi je ne vois pas de nanas "normales" ? De nanas avec des poignets d'amour ? De nanas avec des mollets ? Ou avec des seins nom de Dieu ! Est-ce que les adolescents savent que les femmes ont des seins ? Avec de la cellulite ? Ce à quoi les gens te répondent parfois, me mettant dans un énervement sans nom : "Enfin, on a Scarlett Johansson et Marilyn Monroe." La - Blague. Je me dis que, même moi, qui ait fait des études, qui n'ait pas de problèmes particuliers avec lui, j'arrive à saturer. Même moi qui sait faire la part des choses en feuilletant un magazine puis en me regardant dans le miroir, qui sait que ces filles ne sont pas la réelle normalité : 1/3 des Françaises s'habillent en 40, je me demande pourquoi mon cerveau en a fait sa réalité. Je ne pensais pas que ça atteindrait une nana comme moi, qui comprend le système marketing et les enjeux de la mode. Et bien si, quand même, ça sappe le moral. Pas tant de voir des jolies gazelles, non, j'adore, mais de ne voir que ça ! Où est la parité ?

Aujourd'hui, d'où ce post sans queue ni tête, je tombe sur cet article de l'Express sur "Les bloggeuses mode grande taille à suivre" et je suis d'abord choquée. Merde, elles n'ont donc pas le droit de citer dans les bloggeuses à suivre, sans discrimination de taille et de bourrelets. Je ne suis pas bête et je bosse dans le milieu, je me doute que "bloggeuse grande taille" est un terme très recherché sur le Net et que la journaliste a du en faire un article sous forme de liste. Point. Aucune discrimination, je le sais. Mais ça m'a fait réagir, tant mieux car j'ai cliqué. Et ce soir en rentrant, j'ai vaqué sur Instagram sur les comptes de ces bloggeuses dont on ne dit pas "rondes" ni "grosses" mais grande taille. Et bien ça m'a fait un bien fou ! Est-ce soigner le mal par l'inverse en se réconfortant qu'après tout, il y a plus gros que nous ? Pas du tout. Cela fait juste un bien fou d'observer ces nanas qui font clairement un 42 s'épanouir, se faire belle, bien s'habiller et nous inspirer bien plus qu'un look sur anorexique impossible à recopier. Vous me suivez ? Alors j'ai zieuté Tara Lynn -qui avait fait la couv' du ELLE- Candice Huffin, Clémentine Desseaux, Georgia Pratt, Naomi Shimada, Nadia Aboulhosn, Denise Bidot, Ashley Graham... Tous ces noms inconnus qui représentent une autre, vraie, image de la femme. Mais où sont les entre-deux ? Les tailles normales ? Les 38-40 ? La majorité des Françaises en somme.







jeudi 30 avril 2015

Erin Wasson, ma mannequin préférée










Ok, j'avoue, j'ai cru avoir 7 ans en écrivant "Erin Wasson, ma mannequin préférée", c'est clairement puéril. Mais je dois l'avouer, je ne m'en lasse jamais jamais. Elle est si rock'n'roll sans tomber dans le too much preppy anglais, elle est avant-tout bohème et j'adore qu'une mannequin est son propre style dans tous les photoshoots. Sans être un porte manteau mais d'avant tout (encore) d'incarner quelque chose, un style et une sensibilité. C'était la déclaration d'amour à Erin du matin et ça fait du bien.

mercredi 15 avril 2015

Les femmes et les séries



Du 17 au 26 avril, le Forum des images consacrent sa 6e édition de Séries Mania aux femmes. Hourrrra ! Déjà pour ce merveilleux teasing en vidéo, pour son questionnement sur la place des femmes dans les séries mais aussi pour me faire repenser à un sujet qui me tenait à coeur : nos héroïnes préférées et leur style implacable. 
La place des femmes dans les séries a énormément changé, il y a juste à comparer 24 H Chrono avec Homeland ou Beverly Hills avec Girls. Des personnages comme Emma Peel ou Carrie Bradshaw certes avant-gardistes n'étaient pas franchement la majorité. Sex and the City faisait d'ailleurs figure d'ovni pour parler sans tabou des hommes et des problèmes des femmes. Aujourd'hui on trouve pléthore d'héroïnes sexy courageuses et intelligentes. Hourra aussi à Hannah de Girls évidemment. 
Je lisais un article, dans le ELLE je crois, sur le nouveau film Cendrillon -un navet pour la majorité des cinéphiles-  où le journaliste disait "mais comment peut-on prendre ce magnifique conte à la manière de Disney sans apposer un peu de modernité ? Comment peut-on à l'âge de Girls produire un tel retour en arrière pour la femme ?" et il concluait sur son souhait d'entendre un jour sa fille bannir la phrase "plus tard, je veux être une princesse" au profit de "plus tard, je veux être Lena Dunham". Bref, on se ferait bien une petite série ce mois-ci... compilé avec une conférence sur la sexualité féminine dans les séries. Bon programme. 

lundi 9 février 2015

L'art de vivre (digital) de ces femmes qui m'inspirent



Comme souvent, ma réflexion sur un sujet a un point de départ sur la blogosphère et les réseaux sociaux. En l'occurrence, je regardais mon Instagram (comme tous les jours) et j'admirais encore une fois une nana de l'autre bout de la planète que je ne connais absolument pas mais dont j'admire le mode de vie tous les jours. Je ne parle pas d'une bloggeuse que je situe et dont je peux donner le métier et le nom de son gosse (oui oui bienvenue dans ma vie parallèle dramatique), je parle de ces filles qui, au détour d'une recherche, postent leur quotidien que je scrute et admire chaque jour. C'est fou non, les réseaux sociaux ? Cette puissance de choc ? Ou comment en passant du temps on arrive à rire d'une blague de Sophie Fontanelle allongée dans son lit, découvrir des poteries réalisées en Afrique du Sud, rêver des vacances d'une australienne au Japon, regarder un défilé presque en live, manger aux quatre coins de la planète grâce aux gens que je follow (suivre en anglais), adorer les chaussures d'une petite fille de 5ans sur l'Instagram de sa mère... Bref, le nombre de choses que l'on se prend en pleine face, tous les jours, pour finalement élargir notre culture.
Selon moi, et évidemment j'insiste sur le côté très personnel de cet avis, les réseaux sociaux sont une chance. Une porte ouverte sur un monde illimité. Je pense à ces nanas déjà brillantes qui auraient pu avoir dans leurs mains il y a 50 ans et ce qu'elles en auraient fait. Des choses extraordinaires j'en suis certaine. Prendre Instagram, Vine et Pinterest pour un plus, c'est mon point de vu. J'engrange des tonnes d'images dans ma tête, des idées et une certaine esthétique que je n'aurais jamais pu avoir sans Internet.









Passée cette interlude love loooove looooooove un brin auto-centré 2.0, parlons de ces femmes qui m'inspirent, tous les jours, grâce à leurs publications. Je ne sais plus depuis quand je suis sur Instagram, quatre ans peut-être... et je suis, en gros, 700 personnes. Des marques, des bloggeuses, des amis, des politiques, des journalistes, des cuisiniers, des stylistes, des mannequins et des inconnus totales qui, littéralement, m'inspirent. Listons celles (parce que les femmes ce sont les meilleures blablablabla nananananère) qui m'interpellent dans une rubrique à part, quelques posts par mois pour vous expliquer pourquoi, bien souvent, elles illuminent ma journée d'un tourbillon de créativité.

Que je les connaisse ou pas, que je sache leur prénom et leur métier ou pas, leur art de vivre m'inspire. Garance Doré parlait dans sa dernière Editor's letter, de l'impact de l'art de vivre dans la mode. Qu'à force d'être inspiré par des êtres qui ne sont pas que des tenues, les marques avaient été obligées de se développer dans le lifestyle. Désormais elles ne proposent pas seulement des jupes et des chaussures mais un mobilier, un style, même de la bouffe... Ce n'est pas anodin par exemple quand Uniqlo choisit Inès de la Fressange : c'est un vrai parti pris d'art de vivre encore une fois. Parce qu'Inès c'est une gueule, un style, une voix, un humour mais aussi un Instagram où l'on peut connaître ses goûts, sa maison de vacances, sa déco, ses marques fétiches et ses lunettes parce qu'en vrai, elle est complètement miro Inès et ça la rend mille fois humaine ce genre d'approche. Aujourd'hui, je pense, on achète autant un sac pour son look que pour la personne qui l'a portée ou créée. Si je fonds pour le Sofia Coppola chez Louis Vuitton ou la collection en jean pour AG d'Alexa Chung, ce n'est pas moins pour le style que pour la personne qui l'a créé et son univers. C'est un tout. C'est un marketing tout entier qui s'adapte à notre évolution.

Cela a commencé avec les bloggeuses qui peuvent mettre en rupture de stock un pull en moins de 24h car elles ne sont pas juste des fringues, on connaît leurs amis, parfois leurs gosses, leurs états d'âme et leurs coups de gueule et si on s'y retrouve alors on a forcément envie (inconsciemment) d'avoir les mêmes chaussures. Du moins on s'identifiera davantage à cette femme qui a (plus ou moins) les mêmes problèmes de poids et de baby-sitter qu'une mannequin aseptisé dans une page de mag aseptisé.
Ca s'est poursuivi avec Instagram et cette rentrée en profondeur dans l'intimité des gens. Au final, si je m'identifie à ce qu'elle prend en photos (et qui reflète donc son esthétique) : où elle mange, ce qu'elle lit, où elle part en vacances, les bagues qu'elle porte, les chaussures de son mec et ses soirées un peu folles, alors je décide de la suivre et c'est un ensemble qui m'inspirera.

Assez dialogué, listez. Aucun ordre - que de l'amor de la Vega - le premier dans quelques jours. Toutes les nanas sur ces photos ont d'ailleurs des Instagram et autres comptes sociaux mega giga inspirants.