oui oui ce grand ciel bleu c'était bien en juin...
les photos ne sont pas autorisées, et pour cause elles ne servent à rien, donc les miennes sont de très mauvaises qualités...
Je suis impardonnable, je ne vous ai pas parlé de l'expo, non L'EXPO de l'année mais dorénavant j'ai une bonne ouverture pour me rattraper puisque l'expo Bob Dylan à la Cité de la musique joue les prolongations. Ce qui signifie que personne n'a plus aucune bonne raisons pour ne pas aller la voir.
L'expo se concentre sur les années 1961 à 1966 de la vie artistique de Bob Dylan (comme son nom l'indique : l'explosion rock 61-66). Si vous connaissez un tantinet soit peu le monstre, ces dates prennent sens : elles sont le tournant (un des tournant mais le plus extraordinaire pour l'histoire de la musique) de la carrière musicale du chanteur folk (le protest singer acclamé à tous les Newport Festival et porté par l'immense Joan Baez) au devenir de la première star du rock (celui qui fait rentrer la guitare électronique, écrit Like a Rolling Stone et influence jusqu'aux Beatles - et ouai). En 6 ans le jeune et inconnu Robert Zimmerman va écrire pas moins de 7 albums et devenir une star internationale. L'expo pièce par pièce au rez-de-chaussé nous emmène de son enfance (et les chanteurs qui l'ont influé dont l'incroyable Woody Guthrie), en passant par son premier album, puis sa naissance de protest singer présent à la marche du 3 mars à Washington avec Martin Luther King, pour finir avec sa renaissance rock, vidéo à l'appui qui déplait fortement. Tout y est, les vidéos sont bien choisies, les morceaux, les bouts de papier sont là, seul problème en bonne fan attitrée je n'ai pas appris grands choses, voir rien... l'expo à des airs de No Direction Home compilé avec Don't Look Back. traduction : l'expo reprend presque trait par trait les deux documentaires réalisés respectivement par Scorsese et Pennebaker qui montrent eux-même cette explosion rock alors même que le jeune Bob Dylan était vu comme un messager en pleine guerre de Vietnam. Dommage que l'expo n'apporte pas plus.
Finalement le vrai plus se trouve au sous-sol avec un angle judicieux : d'abord dans une sorte de hall où un écran diffuse les plus belles reprises de Bob Dylan par des amateurs notés sur DailyMotion (belle initiative), ensuite une longue salle à thématique très française (si t'es français soit chauvin avant toute autre chose - ou déménage) montre un jeune Bob Dylan (1964) se baladant dans les rues avec Hugues Aufray puis les reprises de ce dernier ou encore le premier Olympia de Bob Dylan avec l'anecdote sur Françoise Hardy, des émissions de télé où Johny Hallyday parle de son grand ami Bob Dylan bref Bob Dylan et la France : ses conférences de presse sont juste ahurissantes (du grand grand Dylan). Un mur (en photos ci-dessus) revient sur les critiques françaises partagées entre le mot génie ou diva (super à lire!!) Fin de l'expo : un large écran diffuse des entre-mélats de scène de vidéo montrant le caractère si particulier du jeune Bob Dylan.
Hugues Aufray au vernissage
Le 30 juillet de 1966 l'épisode s'achèvera avec le célèbre accident de moto de Bob Dylan à Woodstock, il ne reviendra qu'en 1968 pour s'installer dans sa légende et ne plus jamais suivre aucune mode. Le mythe est né.
Pour tout ce mythe, l'exposition se prolonge jusqu'au 22 juillet, un joli moment. A faire (si vous êtes chanceux) lorsque le soleil est au rendez vous après un pique-nique au coeur de la Villette comme je l'ai fais : journée paradisiaque ! Bob Dylan je t'aime... (comme c'est dur de souffrir du syndrome de fan ahahah)
Bob Dylan (ci-dessus) le 13 juillet au festival Benicassim (en Espagne), tu voies, il ne va pas mourir mon héros!! Pour l'occasion il a rejoué 15 titres de son époustouflant catalogue finissant en beauté par Like a Rolling Stone... Au top le Bobby !!
Plusieurs des photos présentes à l'exposition (surtout de David Kramer qui l'a suivit de 1964 à 1965) , un plaisir à regarder grand sourire aux lèvres comme si on retrouvait un bon copain qui a toujours le mot pour rire :
Daniel Kramer
Courrez-y , moi j'ai vécu trois heures de rêve !
Cité de la musique, Paris (19e).
Du mardi au samedi, de 12 heures à 18 heures.
À partir de 10 heures le dimanche.
Nocturne jusqu'à 22 heures les vendredis et samedis.




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